Lancement de nos ateliers participatifs

Lancement de nos ateliers participatifs

Cette semaine marque le lancement de nos 7 ateliers participatifs thématiques permettant de construire notre projet pour Athis-Mons, avec les 2 premiers ateliers:

  • Quelle démocratie pour notre ville ? Lundi 18 novembre à 19h00 à notre permanencePlus d’informations
  • Solidarité: Protégeons les plus fragiles ! Jeudi 21 novembre à 19h00 à notre permanencePlus d’informations

Le projet pour la ville sera écrit avec les Athégiens au cours d’ateliers et consultations pendant la campagne. Nous avons déjà commencé lors du Grand Débat National en tant que groupe d’opposition municipale. Cette démarche qui associe les habitants à la construction des politiques publiques se poursuivra tout au long du mandat de notre liste.

Vous êtes les bienvenus ! Vous pourrez continuer de faire parvenir vos contributions jusqu’au début de l’année 2020 au delà des dates des ateliers. N’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de vos idées, de vos questions. Vous pouvez aussi nous rencontrer lors des évènements de la ville ou lors de nos porte à porte.

Commémoration du 11 novembre: 3 questions à Michel Bourg

Commémoration du 11 novembre: 3 questions à Michel Bourg

Michel Bourg commémoration

Michel Bourg (à gauche) lors du 49ème anniversaire de la disparition du Général de Gaulle

Michel Bourg, Conseiller Municipal est le correspondant Défense de la ville d’Athis-Mons et est ancien délégué au monde combattant et à la citoyenneté (2014-2017); secrétaire départemental de l’Union Nationale des Combattants U.N.C. et membre du bureau d’Athis-Mons.

Il a répondu à nos questions à propos du 11 novembre.

Pourquoi commémorer le 11 novembre ?

Michel BOURG: Cette commémoration permet de relier le passé à notre présent.
On a besoin de savoir d’où l’on vient, de donner un sens à notre présent devenu si rapide et complexe; cette compréhension du passé nous y aide.
La 1ère guerre est en effet présente partout dans notre pays au travers de monuments aux morts. Cette guerre a traversé toutes les familles françaises y compris celles de ce qu’on appelait à l’époque “l’empire colonial”.
Le succès récent de la Grande collecte dans le cadre du centenaire témoigne lui aussi de l’importance que conserve ce conflit encore aujourd’hui.
Depuis 2012, le 11 novembre est aussi “la date de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France”, cela concerne donc tous les morts en opérations extérieures: Indochine, Balkans, Tchad, Afghanistan, la liste est malheureusement longue. Voir la loi qui a instauré ce changement.
La date fait l’unanimité dans la société française d’aujourd’hui. Le monde combattant et les associations patriotiques se font un devoir de respecter nos aînés qui ont permis à la France d’être un pays en paix et en liberté après ces 4 années de guerre.
Symbole de l’union de la Nation Française au cours de ces 4 années de souffrance.
Il est important aussi de rappeler que cette guerre par son ampleur a permis l’émergence des femmes dans notre société puisqu’elles ont contribué à faire fonctionner la France depuis l’arrière.

Cette commémoration vient servir notre devoir de transmission. Cette guerre qui aurait dû être “la Der des Ders” a été suivie par d’autres, nous devons donc continuer de nous prémunir de ce risque. Pour les jeunes générations, alors que nous sommes au trentenaire de la chute du mur de Berlin et donc la fin de la guerre froide il est bon que ceux-ci se sentent concernés pour ne pas oublier les sacrifices de leurs aînés. C’est ce que l’on appelle le devoir de mémoire. On voit bien que l’entente entre les pays européens au sein d’une structure développée après la guerre est aujourd’hui loin de couler de soi. Garder présent dans nos esprits, nos excès, nos conflits peut aider les jeunes générations à comprendre l’intérêt de la construction européenne.

Beaucoup de personnes ne sont jamais allé à une commémoration, comment se déroule-t-elle ? quel est son sens ?

Michel BOURG: De façon factuelle voici les différentes étapes:

  • Accueil des autorités militaires et civiles.
  • Les anciens combattants et associations patriotiques ont leur drapeaux.
  • On présente la raison de la commémoration.
  • Montée des couleurs – souvent par les jeunes sapeurs pompiers ou policiers – au monuments aux morts (ou stèle)
  • Message des différentes associations participantes: message national lu et message de l’autorité locale souvent le maire ou un adjoint.
  • Pendant les messages les drapeaux sont au garde à vous.
  • Ensuite dépôts de gerbes sur le monument par les différentes associations.
  • Minute de silence pour permettre le recueillement vis à vis des combattants qui ont donné leur vie, hommage aux morts.

Pouvez-vous nous présenter l’Union Nationale des Combattants dont vous êtes le secrétaire départemental pour l’Essonne et qui est présente sur Athis-Mons ?

Michel BOURG: L’Union National des Combattants est une association apolitique intergénérationnelle qui défend les valeurs de la France et le soutien à nos forces armées et de secours. Elle a été fondé en novembre 1918 par le révérend père Brottier et Georges Clémenceau. L’objectif initial est le souvenir des combattants morts pour le pays le soutien et secours à toutes les veuves et orphelins de guerre.
En savoir plus sur l’UNC sur leur site.

Jugement du Tribunal de Versailles concernant la délibération fixant le montant des indemnités d’élus d’Athis-Mons

Jugement du Tribunal de Versailles concernant la délibération fixant le montant des indemnités d’élus d’Athis-Mons

Pour permettre à chacun de se faire son opinion à partir d’éléments factuels, nous portons à votre connaissance ci-dessous:

  1. La totalité du jugement du Tribunal Administratif de Versailles de septembre 2019 jugeant que Julien Dumaine était fondé à demander l’annulation de la délibération du Conseil Municipal.
  2. Des extraits commentés afin de faciliter la lecture
  3. Des éléments de contexte et notre brève analyse.

2/ Extraits commentés, cliquer sur les visuels pour les voir en grand

Extrait 1: requête de Julien DUMAINE et position de la ville d’Athis-Mons

Extrait 2: Rejet par le tribunal d’un argument de la ville d’Athis-Mons qui voulait faire annuler la requête de Julien DUMAINE

Extrait 3: coeur de la décision concernant le dépassement de l’enveloppe autorisée – Le Tribunal établit que le montant total des indemnités mensuelles aurait dû respecter “une enveloppe maximale totale de 12.350,70 €”, alors que la somme des indemnités versées correspondait à “une enveloppe maximale totale de 21.211,14 € “

Extrait 4: Le tribunal ne donne pas suite au mémoire en défense de la ville qui invitait Julien DUMAINE à se désister, sous la menace d’être condamné à verser la somme de 2000€ pour frais de justice

Extrait 5: le Tribunal Administratif de Versailles donne raison à Julien DUMAINE sur tous les points

3/ Eléments de contexte et brève analyse

Le 20 septembre 2017 était votée une délibération (fixant le montant des indemnités de fonction du maire, des adjoints et des conseillers municipaux délégués) que nous estimions illégale. Nous avions signalé ce problème en commission préparatoire du Conseil Municipal, puis en Conseil Municipal où nous avions refusé de la voter.
Le Maire n’a pas voulu tenir compte de nos avertissements concernant l’illégalité de la délibération. Elle explique désormais dans la presse et dans un communiqué qu’il s’agit d’une erreur administrative, que les calculs sont complexes alors que nous l’avions informée de ce problème avant le vote de la délibération. Entre temps le Tribunal Administratif de Versailles nous a donné raison par un jugement intervenu en septembre 2019.

Pour que les élus puissent rembourser le trop perçu, le service comptabilité de la commune doit émettre un titre exécutoire. Nous avons connaissance d’au moins un titre émis par le service comptabilité de la ville le 22 octobre dernier (2019). Nous constatons donc que le remboursement de cette erreur (ayant perduré du 20 septembre au 7 février) semble avoir été mis totalement en oeuvre seulement après le jugement du Tribunal, peut-être même après l’appel du Parisien à la mairie pour investiguer sur cette question avant de produire un article.

En tant qu’élus, nous souhaitons simplement que les lois de notre République soient respectées et nous regrettons d’avoir été obligés d’aller devant les tribunaux pour que ce soit le cas.
Enfin, nous ne maîtrisons évidemment pas le calendrier judiciaire de cette procédure.

Conseil municipal du 18 septembre 2019

Conseil municipal du 18 septembre 2019

conseil municipal

Ne pas être capable d’investir c’est ne pas avoir de vision de l’avenir

Les années passent et se ressemblent : Travaux d’investissements reportés d’exercice en exercice, achats inutiles de terrain… Si le Maire ne sait vraiment pas comment dépenser tout cet argent qui nous provient des hausses des dotations de l’Etat, nous lui réitérons notre suggestion : le rendre aux Athégiens en baissant les impôts.
La situation d’Athis-Mons est exceptionnelle, car depuis plusieurs années nos dotations d’Etat augmentent. La preuve à nouveau dans ce budget supplémentaire où les crédits sont encore supérieurs aux prévisions: +200.000€ de péréquation du FSRIF, +38.000€ de dotation forfaitaire, +61.000€ de compensation des exonérations de taxe d’habitation par rapport à l’estimation, soit 299.000 € en plus !
Malheureusement, alors que l’écrasante majorité des communes doit faire face à un désengagement de l’état (qui ne nous concerne donc pas), tout cet argent est bien mal utilisé et même inutilisé.
Le compte administratif 2018, présenté lors de la dernière séance nous avait permis de mettre en lumière que seul le quart du budget d’investissement avait été effectivement réalisé l’an dernier, du fait d’une absence de planification et de suivi des opérations. On retrouve donc fort logiquement au BS le montant colossal de 7.5 millions d’euros de reports de travaux non exécutés l’an passé. Le chantier du gymnase Hébert, pas encore achevé, doit sans doute détenir un véritable record en matière de durée des travaux et pour seulement une remise aux normes…(opération qui date de 2013…)
Les ajustements (comme la création de nouvelles classes) ne pallient que les urgences consécutives à une politique de densification urbaine outrancière, dont le seul bénéfice pour la ville aura été d’encaisser 135.000€ supplémentaires de droits d’occupation du domaine public, du fait des multiples bases de chantier qui fleurissent sur la ville, sans véritable vision.

INQUIETUDES POUR LA CAISSE DES ECOLES ET LA REUSSITE EDUCATIVE

Concernant la Caisse des écoles nos inquiétudes se portent notamment sur le programme de réussite éducative. Si les financements ne sont pas à la hauteur, cette politique, fondamentale à nos yeux, pourrait continuer d’en pâtir alors que les interventions ont déjà dû être réduites d’après nos informations. Nous craignons que la subvention de la ville soit très insuffisante par rapport aux enjeux.
Pour mémoire, la réussite éducative est définie comme la recherche du développement harmonieux de l’enfant et du jeune. Elle contribue à favoriser la réussite des élèves et leur bien-être en développant la cohérence et la complémentarité des actions dans l’école et hors l’école et en transformant les pratiques pédagogiques et éducatives à l’échelle des territoires. La co-éducation est au cœur de la réussite éducative, les parents se voyant reconnaître une place essentielle.
Ce programme national porté par la Caisse des Écoles de la ville fédère l’ensemble des acteurs socio-éducatifs (les services municipaux, l’éducation nationale, les associations et professionnels de l’enfance, la Maison de la Solidarité, mais aussi et surtout les familles) et apporte une aide globale aux enfants de 2 à 16 ans en situation de fragilité, tant sociale que culturelle ou scolaire.

COUPES BUDGÉTAIRES CONTESTABLES DANS LE BUDGET SOCIAL DESTINE A AIDER LES PLUS FRAGILES

En dépit de la conjecture financière (hausse des dotations de l’Etat), le Maire baisse la subvention prévue au Centre Communal d’Action Social (CCAS) de 148.000€ !
Elle justifie cette coupe par le fait que “l’épicerie sociale, qui fonctionne très bien, ne coûte pas aussi cher que prévu”. Après avoir conduit les Restos du Cœur à la fermeture, nous nous retrouvons avec une épicerie sociale ouverte seulement deux demi-journées dont les critères très restrictifs ne concernent qu’une quarantaine de bénéficiaires. Tout le monde sait bien que les personnes dans le besoin n’ont malheureusement pas disparu et que l’offre est donc insuffisante.
Si le coût de fonctionnement est effectivement inférieur au prévisionnel, il aurait été préférable d’étudier un élargissement des horaires d’ouverture, notamment pour amortir un équipement ayant nécessité des investissements importants de la part de la ville (achat et réaménagement des locaux pour 600.000 euros). L’épicerie a aussi été fermée une bonne partie de l’été, les familles dans le besoin n’étaient pourtant pas parties en vacances !
En réalité, le CCAS n’accorde plus beaucoup d’aides.
Pour mémoire le CCAS anime une action générale de prévention et de développement social dans la commune en liaison avec les institutions publiques et privées. Il est de ce fait l’institution locale de l’action sociale par excellence. Réduire son budget c’est réduire l’aide aux familles monoparentales, aux personnes âgées aux retraites modestes, aux allocataires de minima sociaux, aux travailleurs précaires, etc. C’est se couper les moyens de lutter contre les phénomènes d’exclusion, d’isolement et de repli sur soi. En 2018 nous nous étions vus refuser notre droit d’amendement lors d’un conseil municipal pour attribuer une subvention à une association venant en aide aux plus démunis…cette politique continue encore aujourd’hui.

CAFOUILLAGES EN SÉRIE SUR LE BUDGET DE LA CANTINE SCOLAIRE ?

Nos interrogations sur une erreur de frappe nécessitant de rajouter 130.000 euros pour le prestataire de la restauration n’ont pas reçu de réponse claire de la part de Christine Rodier.
En décembre dernier, le prestataire SCOLAREST a été retenu en commission d’appel d’offres bien qu’il n’ait pas été le mieux placé du point de vue du critère prix… et le coût de revient de la cantine pour la ville se retrouve sur les factures des familles athégiennes en fin de mois !
En l’occurrence, les grilles d’analyse de prix présentées comportaient des erreurs manifestes, ce qui avait conduit à des réactions lors de la commission d’appel d’offres, y compris au sein de sa propre majorité municipale. Julien Dumaine et son collègue Michel Bourg, membre de la commission d’appel d’offres, ont donc alerté la préfecture à propos de ce dossier. En vertu des suites de ce signalement, il est bien singulier que (nous citons) “une erreur de frappe au moment du BP” ait eu lieu concernant ce même sujet brûlant. De plus, en commission municipale a été évoqué une erreur de “13.000€ au lieu de 130.000€”, or si tel était le cas, la nouvelle inscription budgétaire serait de +117.000€ (130.000-13.000€) et non de 130.000€.
Nous ne cessons de nous interroger sur le coût de revient de la cantine. L’argument de la qualité semble être en contradiction avec ce que nous entendons régulièrement de la part des parents (baisse de quantité).

PROJET IMMOBILIER DE LA FERME THUREAU: GROS RISQUE FINANCIER POUR LA VILLE QUI NE SE PROTEGE PAS DU PROJET DU PONT

Un point d’attention majeur concerne le projet immobilier de la ferme Thureau.
On apprend que les terrains seront bien acquis par la ville mais finalement pas immédiatement revendus à l’aménageur en 2019, soit un manque à gagner pour la ville de 1.660 millions d’euros. On note que même sans cette recette attendue, l’impréparation budgétaire contraint la majorité municipale à annuler tout de même 320.000€ d’emprunt, preuve une fois encore que rien n’est fléché.
Nous alertons les athégiens sur ce sujet et sur les risques encourus par notre collectivité. En effet, la préfecture a rejeté la modification du plan d’urbanisme sur cette zone, du fait du projet de pont sur la Seine. Le Maire avait à l’époque en séance été bien en peine de démontrer comment seraient alors réalisés l’intégralité des équipements publics qui devaient accueillir la population du projet immobilier de la Cité de l’Air en réalisant le projet Thureau sur la base du PLU existant. Toutefois, il y a pire: Qu’est-ce qui empêchera la préfecture de bloquer la ville à nouveau, en refusant cette fois tout permis de construire sur la zone, au titre justement de ce projet de viaduc ? On le voit aujourd’hui avec le projet France Pierre sur les Bords de Seine, aucune hésitation à bloquer un projet malgré le fait que les immeubles soient déjà à moitié construits. Nous nous retrouverions avec des terrains inconstructibles sur les bras et invendables, qui auraient coûté à la collectivité plus d’un million et demi. De plus, entrant dans le domaine communal, nous nous priverions à l’avenir de l’intégralité des recettes fiscales liées à la taxe foncière sur les propriétés non bâties. L’achat de ces terrains aurait dû être l’affaire de l’aménageur (Eiffage).

Contribution à la concertation publique sur le projet de pont Athis-Vigneux

Contribution à la concertation publique sur le projet de pont Athis-Vigneux

 

Athis-Mons
le 02.07.2019
A l’attention
d’Isabelle Jarry
Madame la garante de la concertation publique,
Vous trouverez ci-après notre analyse en dix points sur le
projet proposé afin qu’elle puisse être intégrée au bilan dont la rédaction
vous a été confiée par la Commission Nationale du Débat Public:
1.
Une
concertation à l’échelle discutable
Consulter les populations de 24 autres
communes, peu impactées par le projet, revient à diluer l’avis des plus
concernés. On pense notamment à un projet similaire ayant fait la une
nationale, l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, où la cartographie de
l’opposition au projet démontre une corrélation entre la distance de
l’équipement et l’opinion favorable. Par ailleurs, afin d’obtenir un accord des
populations, le Conseil Départemental
cherche à opposer les habitants des deux rives sans jamais rechercher un
travail commun. Il s’agit de vendre une solution miracle qui permettrait de déplacer
les embouteillages du pont de Villeneuve St Georges sur l’autre rive de la Seine.
Sont toutefois délibérément ignorées les difficultés de circulation provoquées
par le rétrécissement du souterrain passant sous Orly sur la D7 (ex-RN7).
A aucun moment dans la vidéo présentant le
projet, n’est évoquée la situation du flux Sud/Nord au niveau de la D7. Et
pourtant, Le président du département a illustré sa présentation par… des
embouteillages à Athis-Mons, sur des voies bien identifiées: rue Koenig, côte
d’Avaucourt qui sont déjà saturées en l’absence de cette liaison Est-Ouest.
2.
Les
zones d’emploi
Le projet du Conseil départemental veut
faciliter l’accès des populations de la rive droite aux zones d’emploi de la
zone aéroportuaire et du MIN de Rungis. La zone aéroportuaire gère plus de 30.000
salariés aujourd’hui et sans doute plus du double dans quinze ans. En revanche,
et contrairement à ce que veut laisser croire le Conseil départemental, le MIN n’annonce
que 12.000 salariés dont une partie circule la nuit et en milieu de journée, où
les conditions actuelles d’accès sont satisfaisantes du fait de l’état du
trafic.
3.
Un
projet qui accroit l’embouteillage de la D7 devant le souterrain d’Orly
Il aurait été judicieux de travailler sur
ces 2 sites d’embouteillages  que sont le
pont de Villeneuve pour le flux est/ouest et l’entrée du souterrain d’Orly pour
le flux sud/nord. Le projet tel que proposé débouche en effet sur le principal
point de congestion athégien, ce qui apparaît comme ingérable.
 Tout
ceci ne peut aboutir qu’à une thrombose au niveau du souterrain d’Orly en
ajoutant à la circulation existante 15.000 véhicules /jour dont des
camions.  Il aura fallu tous les efforts
des habitants d’Athis-Mons pour expliquer que l’embouteillage du matin (6h30 à
10h00) et du soir (16h00 à 19h30) n’est pas loin de friser celui du pont de
Villeneuve St Georges. Il faut, certains matins, entre 30mn et 45mn pour aller
de la Pyramide de Juvisy à l’entrée du souterrain d’Orly (moins de 2km). On
remarque que cet embouteillage commence souvent dans le bas de Juvisy.
De plus, dans le projet départemental,
aucune vraie solution n’est proposée pour soulager cet embouteillage, qui
contrairement a ce qui a été affirmé préexistait à tout projet de contournement.
Tout projet de prolongation du contournement doit prendre en compte l’engorgement
provoqué par le rétrécissement devant le souterrain d’Orly.  A quand un pont/viaduc pour passer sur la D7
à ce niveau ?
Le principal risque est que soit empruntée
un itinéraire de substitution à partir du rond point Dunant : rue Léon Blum
->  Avenue Marcel Sembat -> Avenue
de Morangis -> Avenue de Verdun pour rejoindre l’A6. Cet itinéraire est déjà
aujourd’hui emprunté par de nombreux poids-lourds en provenance de Villeneuve
Saint-Georges, générant un trafic en plein centre-ville.
Enfin, l’augmentation des populations et
donc des voitures sur les deux rives ne pourra qu’aggraver la situation.
4.
Un
projet qui ne garantit pas d’amélioration à Villeneuve St Georges
L’expérience montre que les voies nouvelles
créées sont très vite utilisées par les conducteurs, en attirent de nouveaux et
sont, elles-mêmes,  bien vite
embouteillées (effet de circulation induite). L’exemple de l’A86 est
instructif : cette voie devait fluidifier la circulation. Le résultat est
connu de tous. La voie est saturée du matin au soir ! Il n’est donc
absolument pas certain que le projet du Conseil départemental contribuera à
désengorger le pont de Villeneuve St Georges..
L’expérience montre également que le
télétravail et le covoiturage restent un épiphénomène qui tarde à se développer
et ne peuvent être considérés comme des solutions aux embouteillages.
Un travail commun intégrant la fluidité du
flux Nord/Sud permettra de relancer de multiples projets de liaisons, notamment
à Viry-Châtillon ou dans le Val-de-Marne qui paraissent mieux acceptés par la population,
et sans doute plus efficaces.
Les défenseurs du projet se sont montrés
honnêtes en affirmant qu’il ne serait constaté aucune amélioration notable,
mais que cet ouvrage visait surtout à éviter la dégradation des conditions de
circulation futures, basées sur des projections de trafic
5.
Un
avenir mal maitrisé
La mobilité de demain n’est pas suffisamment
travaillée dans ce projet. Aucun effort de prospective n’est réalisé même si on
connait mal ce qu’elle sera dans 10, 20 ou 30 ans. Le projet proposé n’est ni
plus, ni moins celui déjà soumis, sans succès, dans les années 60 : celui
d’une liaison A6/N6. 
Ce projet apparaît donc obsolète.
6.
Des incohérences
dans le rejet des solutions alternatives.
Les présentateurs du projet n’ont pas hésité
à écarter d’emblée toutes les solutions. L’exemple du téléphérique (alternative
évoquée par les participants aux ateliers d’Athis-Mons) est jugé irrecevable
car les autorités d’ADP refuseraient une cabine qui arriverait aux Portes de
l’Essonne à plus de 3m de hauteur.  Toutefois,
 l’hypermarché Carrefour qui se trouve
actuellement  en plein dans l’alignement
de la piste 2, est d’une hauteur bien supérieure à 3m. Par ailleurs, la 6e
édition de Paris Air Forum a révélé le projet de vertiports pour des engins qui
voleront à proximité de l’aéroport à plus de 500m de hauteur… Les
représentants du Conseil Départemental devraient être mieux informés :
c’est la DGAC et non ADP qui serait appelée à donner une autorisation.
D’autres alternatives comme le souterrain
ont été balayées pour motifs techniques ou de coût mais aucun chiffre n’a été
communiqué. L’optimisation du pont existant à Villeneuve Saint-Georges, en
rajoutant une voie de circulation (via création d’une passerelle piétonne) est
de même rejetée, alors qu’elle pourrait être un complément au projet.
7.
Les
solutions 
Ø
Si l’on veut désenclaver la rive droite de la
Seine, il convient de favoriser les transports en commun avec, enfin, un
prolongement de la L18 et du T7 pour le flux Nord-Sud. La loi à venir sur les
mobilités croissantes préconise le développement des transports en commun.
Ø
Le vrai problème, c’est l’absence d’emplois sur
la rive droite qui génère un fort trafic en direction de l’autre rive. Y développer
les zones d’emploi apparaît prioritaire afin de ne pas transformer ces
territoires en banlieues-dortoir.
Ø
Elaborer un projet intégrant une vision globale
des flux Est/Ouest et Nord/Sud.
8.
Projet
et pollution
Nul ne sait aujourd’hui quels carburants utiliseront
les véhicules du futur. Reconnaissons le aux rapporteurs du projet, l’offre
sera certainement multiple avec une empreinte carbone diminuée.
Toutefois, la multiplication des véhicules
n’empêchera pas les embouteillages.
De plus, il se passera encore de nombreuses années
avant que l’air soit moins pollué et le retour à un air sain n’est plus à
l’ordre du jour.
Ce viaduc engendrera encore plus de pollution
carbonée, CO2, notamment pour les enfants des écoles primaire et maternelle
qu’il surplombera (Saint-Exupéry) alors qu’ils souffrent déjà des pollutions
aéroportuaires- dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone- et des
pollutions aux nano particules dues à la destruction de l’aluminium des
automobiles du quai de l’industrie pour lesquelles il n’existe aucun filtre.
Les habitants et leurs enfants qui sont dans des nouveaux logements qui longent
la D7 sont, également, des candidats aux problèmes respiratoires, alors même
que les 15000 véhicules supplémentaires du projet de pont/viaduc ne sont pas
encore là.
Un mur anti bruit est promis par les concepteurs du
projet pour atténuer la pollution sonore que le projet de viaduc engendrera.
En France, 35
800 personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l’air chaque
année
.
Enfin, ce projet détruit un espace
naturel et défigurerait un quartier historique de la ville. On attend les
études d’impact.
9.
Incertitudes
sur le dimensionnement du pont et sur le trafic en amont
Projet total de 3.6km, on ignore encore ce qui est
prévu : 2 voies, 4 voies, voies vélos (grimperont-ils la cote de 4%, puis 7% ?):
site propre pour les bus et le covoiturage, voie gare pour les bus au niveau de
la gare RER d’Athis-Mons ? Quid des piétons ?
De plus, le Maire de Draveil a exprimé ses craintes
sur le fait que « l’appel d’air » provoqué par le viaduc n’ait pour
conséquence qu’un nouvel engorgement de la D448 qui traverse sa ville.
10.Le coût de l’ouvrage
Pas d’illusion, il finira beaucoup plus
cher que prévu. Aucun ouvrage de ce type n’a tenu son budget initial. D’autant
qu’après une étude des sols, il faudra bien s’apercevoir qu’il est argileux et
en pente ce qui nécessite des aménagements spéciaux… et encore davantage si
on veut bien tenir compte des prévisions climatiques.
Jean Jouzel, climatologue, ex vice-président du GIEC
confirme : « Au réchauffement climatique se superpose un dérèglement
climatique avec des évènements extrêmes de plus en plus intenses ». Ce
projet ignore les effets de ce dérèglement. Les études météorologiques et
climatiques parlent de successions de fortes chaleurs suivies de pluies
intenses. Sait-on comment se comportera le terrain dans lequel seront plantés
les piliers du viaduc ?
On rappellera que des maisons situées sur ce coteau
se sont fendues lors de la canicule de 2003.
Par comparaison, le Maire de Draveil a rappelé
qu’une simple passerelle piétonne/vélos entre Draveil et Juvisy-sur-Orge était
estimée à 10 millions d’euros. On a donc du mal à se convaincre qu’un tel
projet pharaonique resterait compris dans une enveloppe budgétaire de 80
millions d’euros.
——
En
conclusion, ce pont engendrera une mutilation de la ville d’Athis-Mons en
ajoutant à l’existant un renforcement des pollutions atmosphériques, sanitaires
et sonores.  Ce projet pharaonique est
archaïque et ne tient aucun compte de la volonté des populations de privilégier
les transports en commun.  Il est clair
que le pont/viaduc est fait pour recevoir un trafic poids lourds qui sera renforcé
par la fin de ligne la de fret Rungis/Perpignan au 30 juin 2019 (flux vers
l’Ile-de-France estimé à 20.000 camions)
Ce projet, loin de faire l’unanimité entre les Essonniens,
reçoit la ferme opposition des habitants d’Athis-Mons. Bien que la position du
Maire d’Athis-Mons ait été ambigüe dans un premier temps (vote favorable aux
études au Département) l’intégralité du Conseil Municipal a depuis adopté à
l’unanimité plusieurs motions visant à rejeter ce projet. Par cette contribution,
les élus de notre groupe la réaffirmons.
Groupe Athis-Mons Espoir & Liberté – Conseil Municipal
d’Athis-Mons
  • Julien
    DUMAINE, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Conseiller de la Métropole du
    Grand Paris et Conseiller Territorial de l’EPT12, Ancien Adjoint au Maire.
&
  • Michel
    BOURG, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Benoit
    DESAVOYE, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Sydney
    FLEURY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Julienne
    GEOFFROY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Ancien Adjoint au Maire d’Athis-Mons.
  • Maryline
    GRESSY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Groupe Espoir & Liberté.
  • Kevin
    RAINHA, Conseiller Municipal, Ancien Adjoint au Maire d’Athis-Mons.