Contribution à la concertation publique sur le projet de pont Athis-Vigneux

Contribution à la concertation publique sur le projet de pont Athis-Vigneux

 

Athis-Mons
le 02.07.2019
A l’attention
d’Isabelle Jarry
Madame la garante de la concertation publique,
Vous trouverez ci-après notre analyse en dix points sur le
projet proposé afin qu’elle puisse être intégrée au bilan dont la rédaction
vous a été confiée par la Commission Nationale du Débat Public:
1.
Une
concertation à l’échelle discutable
Consulter les populations de 24 autres
communes, peu impactées par le projet, revient à diluer l’avis des plus
concernés. On pense notamment à un projet similaire ayant fait la une
nationale, l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, où la cartographie de
l’opposition au projet démontre une corrélation entre la distance de
l’équipement et l’opinion favorable. Par ailleurs, afin d’obtenir un accord des
populations, le Conseil Départemental
cherche à opposer les habitants des deux rives sans jamais rechercher un
travail commun. Il s’agit de vendre une solution miracle qui permettrait de déplacer
les embouteillages du pont de Villeneuve St Georges sur l’autre rive de la Seine.
Sont toutefois délibérément ignorées les difficultés de circulation provoquées
par le rétrécissement du souterrain passant sous Orly sur la D7 (ex-RN7).
A aucun moment dans la vidéo présentant le
projet, n’est évoquée la situation du flux Sud/Nord au niveau de la D7. Et
pourtant, Le président du département a illustré sa présentation par… des
embouteillages à Athis-Mons, sur des voies bien identifiées: rue Koenig, côte
d’Avaucourt qui sont déjà saturées en l’absence de cette liaison Est-Ouest.
2.
Les
zones d’emploi
Le projet du Conseil départemental veut
faciliter l’accès des populations de la rive droite aux zones d’emploi de la
zone aéroportuaire et du MIN de Rungis. La zone aéroportuaire gère plus de 30.000
salariés aujourd’hui et sans doute plus du double dans quinze ans. En revanche,
et contrairement à ce que veut laisser croire le Conseil départemental, le MIN n’annonce
que 12.000 salariés dont une partie circule la nuit et en milieu de journée, où
les conditions actuelles d’accès sont satisfaisantes du fait de l’état du
trafic.
3.
Un
projet qui accroit l’embouteillage de la D7 devant le souterrain d’Orly
Il aurait été judicieux de travailler sur
ces 2 sites d’embouteillages  que sont le
pont de Villeneuve pour le flux est/ouest et l’entrée du souterrain d’Orly pour
le flux sud/nord. Le projet tel que proposé débouche en effet sur le principal
point de congestion athégien, ce qui apparaît comme ingérable.
 Tout
ceci ne peut aboutir qu’à une thrombose au niveau du souterrain d’Orly en
ajoutant à la circulation existante 15.000 véhicules /jour dont des
camions.  Il aura fallu tous les efforts
des habitants d’Athis-Mons pour expliquer que l’embouteillage du matin (6h30 à
10h00) et du soir (16h00 à 19h30) n’est pas loin de friser celui du pont de
Villeneuve St Georges. Il faut, certains matins, entre 30mn et 45mn pour aller
de la Pyramide de Juvisy à l’entrée du souterrain d’Orly (moins de 2km). On
remarque que cet embouteillage commence souvent dans le bas de Juvisy.
De plus, dans le projet départemental,
aucune vraie solution n’est proposée pour soulager cet embouteillage, qui
contrairement a ce qui a été affirmé préexistait à tout projet de contournement.
Tout projet de prolongation du contournement doit prendre en compte l’engorgement
provoqué par le rétrécissement devant le souterrain d’Orly.  A quand un pont/viaduc pour passer sur la D7
à ce niveau ?
Le principal risque est que soit empruntée
un itinéraire de substitution à partir du rond point Dunant : rue Léon Blum
->  Avenue Marcel Sembat -> Avenue
de Morangis -> Avenue de Verdun pour rejoindre l’A6. Cet itinéraire est déjà
aujourd’hui emprunté par de nombreux poids-lourds en provenance de Villeneuve
Saint-Georges, générant un trafic en plein centre-ville.
Enfin, l’augmentation des populations et
donc des voitures sur les deux rives ne pourra qu’aggraver la situation.
4.
Un
projet qui ne garantit pas d’amélioration à Villeneuve St Georges
L’expérience montre que les voies nouvelles
créées sont très vite utilisées par les conducteurs, en attirent de nouveaux et
sont, elles-mêmes,  bien vite
embouteillées (effet de circulation induite). L’exemple de l’A86 est
instructif : cette voie devait fluidifier la circulation. Le résultat est
connu de tous. La voie est saturée du matin au soir ! Il n’est donc
absolument pas certain que le projet du Conseil départemental contribuera à
désengorger le pont de Villeneuve St Georges..
L’expérience montre également que le
télétravail et le covoiturage restent un épiphénomène qui tarde à se développer
et ne peuvent être considérés comme des solutions aux embouteillages.
Un travail commun intégrant la fluidité du
flux Nord/Sud permettra de relancer de multiples projets de liaisons, notamment
à Viry-Châtillon ou dans le Val-de-Marne qui paraissent mieux acceptés par la population,
et sans doute plus efficaces.
Les défenseurs du projet se sont montrés
honnêtes en affirmant qu’il ne serait constaté aucune amélioration notable,
mais que cet ouvrage visait surtout à éviter la dégradation des conditions de
circulation futures, basées sur des projections de trafic
5.
Un
avenir mal maitrisé
La mobilité de demain n’est pas suffisamment
travaillée dans ce projet. Aucun effort de prospective n’est réalisé même si on
connait mal ce qu’elle sera dans 10, 20 ou 30 ans. Le projet proposé n’est ni
plus, ni moins celui déjà soumis, sans succès, dans les années 60 : celui
d’une liaison A6/N6. 
Ce projet apparaît donc obsolète.
6.
Des incohérences
dans le rejet des solutions alternatives.
Les présentateurs du projet n’ont pas hésité
à écarter d’emblée toutes les solutions. L’exemple du téléphérique (alternative
évoquée par les participants aux ateliers d’Athis-Mons) est jugé irrecevable
car les autorités d’ADP refuseraient une cabine qui arriverait aux Portes de
l’Essonne à plus de 3m de hauteur.  Toutefois,
 l’hypermarché Carrefour qui se trouve
actuellement  en plein dans l’alignement
de la piste 2, est d’une hauteur bien supérieure à 3m. Par ailleurs, la 6e
édition de Paris Air Forum a révélé le projet de vertiports pour des engins qui
voleront à proximité de l’aéroport à plus de 500m de hauteur… Les
représentants du Conseil Départemental devraient être mieux informés :
c’est la DGAC et non ADP qui serait appelée à donner une autorisation.
D’autres alternatives comme le souterrain
ont été balayées pour motifs techniques ou de coût mais aucun chiffre n’a été
communiqué. L’optimisation du pont existant à Villeneuve Saint-Georges, en
rajoutant une voie de circulation (via création d’une passerelle piétonne) est
de même rejetée, alors qu’elle pourrait être un complément au projet.
7.
Les
solutions 
Ø
Si l’on veut désenclaver la rive droite de la
Seine, il convient de favoriser les transports en commun avec, enfin, un
prolongement de la L18 et du T7 pour le flux Nord-Sud. La loi à venir sur les
mobilités croissantes préconise le développement des transports en commun.
Ø
Le vrai problème, c’est l’absence d’emplois sur
la rive droite qui génère un fort trafic en direction de l’autre rive. Y développer
les zones d’emploi apparaît prioritaire afin de ne pas transformer ces
territoires en banlieues-dortoir.
Ø
Elaborer un projet intégrant une vision globale
des flux Est/Ouest et Nord/Sud.
8.
Projet
et pollution
Nul ne sait aujourd’hui quels carburants utiliseront
les véhicules du futur. Reconnaissons le aux rapporteurs du projet, l’offre
sera certainement multiple avec une empreinte carbone diminuée.
Toutefois, la multiplication des véhicules
n’empêchera pas les embouteillages.
De plus, il se passera encore de nombreuses années
avant que l’air soit moins pollué et le retour à un air sain n’est plus à
l’ordre du jour.
Ce viaduc engendrera encore plus de pollution
carbonée, CO2, notamment pour les enfants des écoles primaire et maternelle
qu’il surplombera (Saint-Exupéry) alors qu’ils souffrent déjà des pollutions
aéroportuaires- dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone- et des
pollutions aux nano particules dues à la destruction de l’aluminium des
automobiles du quai de l’industrie pour lesquelles il n’existe aucun filtre.
Les habitants et leurs enfants qui sont dans des nouveaux logements qui longent
la D7 sont, également, des candidats aux problèmes respiratoires, alors même
que les 15000 véhicules supplémentaires du projet de pont/viaduc ne sont pas
encore là.
Un mur anti bruit est promis par les concepteurs du
projet pour atténuer la pollution sonore que le projet de viaduc engendrera.
En France, 35
800 personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l’air chaque
année
.
Enfin, ce projet détruit un espace
naturel et défigurerait un quartier historique de la ville. On attend les
études d’impact.
9.
Incertitudes
sur le dimensionnement du pont et sur le trafic en amont
Projet total de 3.6km, on ignore encore ce qui est
prévu : 2 voies, 4 voies, voies vélos (grimperont-ils la cote de 4%, puis 7% ?):
site propre pour les bus et le covoiturage, voie gare pour les bus au niveau de
la gare RER d’Athis-Mons ? Quid des piétons ?
De plus, le Maire de Draveil a exprimé ses craintes
sur le fait que « l’appel d’air » provoqué par le viaduc n’ait pour
conséquence qu’un nouvel engorgement de la D448 qui traverse sa ville.
10.Le coût de l’ouvrage
Pas d’illusion, il finira beaucoup plus
cher que prévu. Aucun ouvrage de ce type n’a tenu son budget initial. D’autant
qu’après une étude des sols, il faudra bien s’apercevoir qu’il est argileux et
en pente ce qui nécessite des aménagements spéciaux… et encore davantage si
on veut bien tenir compte des prévisions climatiques.
Jean Jouzel, climatologue, ex vice-président du GIEC
confirme : « Au réchauffement climatique se superpose un dérèglement
climatique avec des évènements extrêmes de plus en plus intenses ». Ce
projet ignore les effets de ce dérèglement. Les études météorologiques et
climatiques parlent de successions de fortes chaleurs suivies de pluies
intenses. Sait-on comment se comportera le terrain dans lequel seront plantés
les piliers du viaduc ?
On rappellera que des maisons situées sur ce coteau
se sont fendues lors de la canicule de 2003.
Par comparaison, le Maire de Draveil a rappelé
qu’une simple passerelle piétonne/vélos entre Draveil et Juvisy-sur-Orge était
estimée à 10 millions d’euros. On a donc du mal à se convaincre qu’un tel
projet pharaonique resterait compris dans une enveloppe budgétaire de 80
millions d’euros.
——
En
conclusion, ce pont engendrera une mutilation de la ville d’Athis-Mons en
ajoutant à l’existant un renforcement des pollutions atmosphériques, sanitaires
et sonores.  Ce projet pharaonique est
archaïque et ne tient aucun compte de la volonté des populations de privilégier
les transports en commun.  Il est clair
que le pont/viaduc est fait pour recevoir un trafic poids lourds qui sera renforcé
par la fin de ligne la de fret Rungis/Perpignan au 30 juin 2019 (flux vers
l’Ile-de-France estimé à 20.000 camions)
Ce projet, loin de faire l’unanimité entre les Essonniens,
reçoit la ferme opposition des habitants d’Athis-Mons. Bien que la position du
Maire d’Athis-Mons ait été ambigüe dans un premier temps (vote favorable aux
études au Département) l’intégralité du Conseil Municipal a depuis adopté à
l’unanimité plusieurs motions visant à rejeter ce projet. Par cette contribution,
les élus de notre groupe la réaffirmons.
Groupe Athis-Mons Espoir & Liberté – Conseil Municipal
d’Athis-Mons
  • Julien
    DUMAINE, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Conseiller de la Métropole du
    Grand Paris et Conseiller Territorial de l’EPT12, Ancien Adjoint au Maire.
&
  • Michel
    BOURG, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Benoit
    DESAVOYE, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Sydney
    FLEURY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Julienne
    GEOFFROY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Ancien Adjoint au Maire d’Athis-Mons.
  • Maryline
    GRESSY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Groupe Espoir & Liberté.
  • Kevin
    RAINHA, Conseiller Municipal, Ancien Adjoint au Maire d’Athis-Mons.

 

Retour sur la réunion de concertation à propos du Pont Athis-Vigneux

Retour sur la réunion de concertation à propos du Pont Athis-Vigneux

Hier soir, réunion de concertation sur le projet de pont Athis-Vigneux, un projet extrêmement coûteux de 3.6km.
Magnifique mobilisation des athégiens qui ont proposé des interventions d’un niveau remarquable afin de contrer ce projet. Les prises de parole étaient malheureusement très contraintes.
Le président du département a illustré sa présentation par des embouteillages à Athis Mons, sur des voies qu’il a bien identifiées: rue Koenig, côte d’Avaucourt, dont l’engorgement devrait s’aggraver, y compris en l’absence de pont.
 
Si Athis-Mons est aujourd’hui surchargée, ce n’est pas à cause de l’absence de cette liaison Est-Ouest, mais du trafic Nord-Sud sur la RN7. Toutefois, le débouché envisagé pour ce pont se situe précisément au pire point de blocage, à savoir le carrefour avec le T7 à l’entrée du souterrain d’Orly.
De ce fait, ce pont engendrera bien des reports de circulation mais sur Athis-Mons, lorsque à la sortie du giratoire ils suivront la route aujourd’hui empruntée par de nombreux poids lourds vers le centre-ville (Dunant-Blum-Sembat av. de Morangis et de Verdun)…
En aggravation, la fin de ligne de fret Rungis/Perpignan au 30 juin 2019 devrait engendrer un flux vers l’ile-de-france plus de 20.000 camions. C’est la raison pour laquelle nous adoptons ce matin à la Métropole du Grand Paris un voeu pour la préservation de cette ligne suite aux annonces d’investissement par la Semmaris.
En conclusion, les athégiens ont bien perçu que les transports en commun dont chacun souhaite l’amélioration sont en réalité totalement sacrifiés. Alors qu’aucune avancée notable du T7 n’a été accomplie sur les 5 dernières années, le département n’a pas hésité a reaffirmer que la prolongation de ce tramway était aujourd’hui sa priorité et une solution pour résorber la circulation.
Mais pour les acteurs, ce qui marcherait dans le sens Nord-Sud ne semble pas aussi efficace dans le sens Est-Ouest. Sûrement l’influence des points cardinaux?
La voix des athégiens doit être entendue concernant le franchissement de la Seine

La voix des athégiens doit être entendue concernant le franchissement de la Seine

 
Concernant l’actualité
du franchissement de la Seine sur Athis-Mons, trois points nous semblent devoir
être signalés aux Athégiens:
 
 
  1. Leurs
    intérêts sont lésés par l’isolement de leur maire actuel auprès de
    l’ensemble des instances décisionnaires.
  2. Quand
    bien même les dés de ce projet seraient “pipés”, ils sont jetés et nous
    devons avancer pour défendre nos intérêts. Dans sa lettre, notre Maire
    constate l’impasse dans laquelle elle nous a mise mais ne propose pas de
    voie de sortie.
  3. Une
    fois de plus fâchée avec les lois, le Maire d’Athis-Mons au travers de ses
    nombreuses lettres bafoue les droits d’expression de l’opposition.
1 – “La voix des Athégiens est-elle
entendue ?”
nous demande notre Maire dans sa dernière lettre à propos du projet de
pont Athis-Vigneux.
Que celle dont le mandat
est d’être le porte-parole et l’avocat de notre commune auprès des différents
acteurs institutionnels puisse se poser cette question est assez alarmant !
Surtout lorsqu’on sait
qu’elle cumule les mandats en représentant notre commune avec la même
inefficacité au sein du Conseil départemental et du Grand Orly Seine Bièvre.
Chacun comprend bien
l’évidence de la réponse: la voix des Athégiens est inaudible car notre Maire
s’est isolée et ne pèse aucun poids dans l’ensemble des instances territoriales
et nationales.
  • En tant que Conseillère Départementale Les
    Républicains (LR), notre Maire réussi à se retrouver dans un groupe
    minoritaire de 3 élus dans une assemblée où son parti est majoritaire.
    Elle a voté contre la délibération sur la concertation sur le projet de
    pont, ses deux collègues se sont abstenus. Son groupe minoritaire n’a donc
    même pas d’unité de vote. Comme le sous-entendait Georges TRON lors de son
    intervention en séance: les LR du département jouent la défaite du Maire
    aux prochaines municipales, ses demandes et l’intérêt des athégiens n’ont
    donc aucun poids. Consulter la séance en vidéo:
    https://youtu.be/8aLBx9xVTd4?t=5733
  • Au niveau de la Métropole du Grand Paris, notre
    Maire est absente puisque – fait rarissime – elle a été mise en minorité
    au sein de son propre Conseil Municipal et battue par notre président de
    groupe Julien DUMAINE, qui y représente la ville.
  • Un projet de cette ampleur peut aussi se jouer au
    niveau gouvernemental (ministère des transports), mais une fois de plus,
    Christine Rodier, dans l’opposition systématique, ne dispose d’aucun
    relais.
 
2 – Evidemment, nous partageons l’essentiel
des remarques et les solutions alternatives présentées dans cette lettre aux
Athégiens puisque le Conseil Municipal tout entier a voté une motion en ce
sens. Toutefois, nous voyons bien que l’incapacité de notre maire à faire
valoir l’intérêt des Athégiens à quelque échelon territorial ou politique que
ce soit constitue un grave danger pour notre commune pour laquelle le bétonnage
délibéré du Maire risque de se doubler d’une balafre indélébile d’ici 10 ans au
travers de ce pont routier.
Nous remettons donc tous
nos espoirs en direction du volontarisme des athégiens, notamment catalysés
avec succès par l’association Athis Pont Non et nous redoublerons d’efforts
pour trouver des moyens de faire entendre malgré tout la voix des habitants.
La concertation qui
s’annonce sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public est peut-être
encore une carte intéressante à jouer. Le Maire annonce déjà son refus d’y
participer alors que la décision est désormais votée. On voit où sa stratégie
systématique de boycott de toutes les instances de discussions nous a menés
jusqu’à maintenant. Il apparaît plus efficace de prendre acte de la situation
et de se mobiliser dans le cadre de cette concertation en vue d’arriver à des
décisions qui nous seraient plus favorables.
3 – Enfin, nous rappelons à nos lecteurs que
nous sommes contraints de réagir à cette lettre par nos propres canaux
puisque notre maire continue de bafouer le droit d’expression des élus
n’appartenant pas à son groupe politique. Aucun espace réservé ne nous est accordé
dans sa lettre, comme dans toutes celles qui l’ont précédées, en dépit de la
loi: https://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180202951.html

Inondations : une digue menace à Draveil, des habitants évacués à Athis-Mons (Le Parisien 28/01)

Alors que la Seine doit atteindre son pic à Paris la nuit prochaine, en Essonne, Draveil, Corbeil-Essonnes, Vigneux-sur-Seine, Athis-Mons et Crosne sont les villes les plus touchées par les inondations de ces derniers jours.

« La Seine poursuit sa crue, son pic est attendu en milieu de journée ce dimanche, annonce la préfecture dans un communiqué. La hausse des niveaux est lente (0.5cm /heure) mais continue. »
Selon les services de l’Etat, il reste des points de vigilances, notamment sur les bords de Seine et dans les zones de confluence comme celle de l’Yerres où dans les zones inondées les niveaux montent lentement en fonction de celui de la Seine ou comme celle de l’Essonne qui pourra connaître de légers débordements, dans le centre-ville de Corbeil-Essonnes.
« Les zones inondées vont se maintenir et s’étendre en fonction de la hausse du niveau de la Seine, ajoute la préfecture. Il est recommandé d’être vigilant et de respecter les consignes de prudence. » Cinq villes du département sont principalement touchées. Tour d’horizon.
Athis-Mons, une vingtaine d’habitants d’une résidence du quartier de la Plaine-Basse ont été évacués samedi. Enedis devait couper l’électricité car le compteur principal n’était plus qu’à quelques centimètres au-dessus du niveau de l’eau. « On a préféré s’organiser en journée plutôt que de faire ça dans l’urgence la nuit », indique-t-on en mairie. Les habitants ont été aiguillés vers un gymnase de la ville. « Le problème c’est que la décrue va prendre du temps donc les situations vont s’éterniser un peu partout », commente François Durovray, le président (LR) du conseil départemental.
Crosne, dans l’allée Henri-Sueur, la moitié des quinze maisons ont été abandonnées par les habitants. Les autres ont des maisons sur pilotis. Mais si l’Yerres monte encore de trente centimètres la rue sera privée d’électricité aussi.
Draveil 500 foyers installés avenue de Paris, de Beaumont et rue Kruger sont sous surveillance étroite. Car la digue de la Fosse-aux-Carpes, fait face à une forte pression d’eau et quelques brèches pourraient apparaître. En sondant cette butte, l’Agence des espaces verts, a estimé qu’elle pourrait présenter une certaine fragilité. La préfecture de l’Essonne et la ville de Draveil ont été alertées dès vendredi soir. Samedi matin, les habitants ont été prévenus par des agents municipaux. « Nous leur avons demandé de ne pas dormir au rez-de-chaussée et de surélever tout ce qui pouvait l’être, ainsi que de garer leurs voitures ailleurs, a indiqué Georges Tron, le maire (LR) de la commune qui se veut rassurant. Mais c’est avant tout de la prévention, il n’y a rien qui laisse entendre qu’il y a un risque immédiat. »
Corbeil-Essonnes, dans la rue proche de la piscine et longeant la Seine, les maisons sont encore préservées, mais les habitants ne peuvent plus circuler sans des cuissardes.
Vigneux-sur-Seine, le principal problème se situe au niveau du lac de Montalbot où une canalisation d’eaux usées sature. Ce tronçon qui relie la vallée de l’Orge à Valenton (Val-de-Marne) déborde et pollue le lac, à raison d’1m3 d’eau sale par seconde.

Athis-Mons se prépare au pic de crue de la Seine (Le Parisien 25/01)

Un an et demi après les inondations de l’été 2016, les habitants des berges de Seine doivent faire face à une nouvelle montée des eaux. Quelques personnes âgées ont été évacuées. Des entreprises ont fermé.

Quai de l’Orge, à Athis-Mons, on ne se déplace plus sans ses bottes en caoutchouc. Un peu fébriles, souvent résignés, les habitants de ce quartier menacé par la montée des eaux de la Seine, attendue durant les prochains jours, se préparent à vivre une nouvelle galère.
« Je viens à peine de refaire les peintures chez moi, suite aux dégâts des inondations de juin 2016, témoigne un père de famille qui réside rue de la Plaine-Basse. On tente de barricader avec des sacs de sable. On a surélevé les meubles et l’électroménager qui se trouvent au sous-sol et on attend. »

Un peu plus loin, une passerelle en bois montée sur parpaings vient d’être installée à l’entrée de la résidence Les Rives d’Athis-Mons. « Là c’est encore sec mais on sait que demain ou samedi, on sera inondés », souffle une habitante. Un peu plus loin, c’est le sous-terrain de la gare RER, envahi par les eaux, qui a été fermé.
Gilet jaune sur le dos, Christine Rodier, maire (LR), patrouille avec ses équipes le long de ces berges désormais fermées à toute circulation automobile. « Les gens restent calmes, constate-t-elle. De notre côté, nous faisons le maximum pour anticiper le pic de crue qui se profile. »

-

Athis-Mons, ce jeudi. Rue de la Plaine-Basse, des habitants tentent de se protéger de la montée des eaux comme ils le peuvent.LP/L.D.

Deux octogénaires évacués

Deux octogénaires résidants dans le secteur ont ainsi été évacués de leur domicile à titre préventif. Une décision prise par la cellule de crise de la ville activée dès lundi. « Ces personnes ont été identifiées grâce à notre service senior, précise le cabinet du maire. Elles éprouvent des difficultés à se déplacer seules et il est plus sage d’anticiper leur déplacement que d’agir dans l’urgence. »
Pour faire face à toutes les éventualités, le gymnase Argant a été réquisitionné. Cinquante lits y sont installés afin d’héberger des familles qui auraient à quitter leur domicile. En cas de coupure d’eau, les habitants pourront également y trouver des sanitaires et des douches.
Quai de l’Industrie, toutes les entreprises ont cessé leur activité depuis ce mercredi midi. Une décision prise par la ville après l’inondation totale de la chaussée par les eaux de la Seine. « Notre crainte pour les prochaines heures concerne le réseau d’assainissement, poursuit Christine Rodier. Le trop-plein d’eau va remonter sur les chaussées et dans les habitations. Cela peut représenter un vrai danger. »
Même si les eaux de la Seine sont attendues dans les prochaines 48 heures à des niveaux quasi-identiques à ceux des inondations de juin 2016, l’Orge, qui traverse la ville, se montre moins capricieuse. De quoi espérer une décrue plus rapide.