Pour une ville à vivre et non plus à vendre

Pour une ville à vivre et non plus à vendre

Bilan de Christine Rodier: 4 276 LOGEMENTS CRÉÉS OU EN PROJET SUR UN SEUL MANDAT… RECORD DE L’ÉQUIPE PRÉCÉDENTE BATTU !

Cliquez ici pour feuilleter le tract en ligne

BÉTONNAGE = HAUSSE DE LA TAXE FONCIÈRE !
Avec la suppression de la taxe d’habitation, la compensation par l’Etat aux communes se fait sur la base de l’année de la suppression. Toute augmentation future du nombre d’habitants est donc défavorable à nos finances qui ne comptent que sur l’impôt foncier. À terme, le seul levier sera d’augmenter une fois encore la taxe foncière… Les candidats qui ne stopperaient pas les nouvelles constructions seront donc obligés d’augmenter la taxe foncière pour financer les services publics. Je m’y refuse.
BÉTONNAGE = MOINS DE SERVICES PUBLICS POUR LES ATHÉGIENS !
2014-2020, c’est déjà plus de 4000 habitants supplémentaires. Pourtant, les infrastructures n’ont pas évolué significativement : manque de stationnements, saturation des transports en commun et des axes routiers, manque de crèches, d’école et de services publics, réseaux d’évacuation sous dimensionnés… tous ces problèmes s’aggravent depuis une douzaine d’années. Je propose de les régler en priorité avant de vouloir encore s’agrandir.
BÉTONNAGE = TOUJOURS MOINS D’ÉCOLOGIE !
En plus de la destruction des arbres, l’imperméabilisation des sols liée au bétonnage à outrance limite les capacités d’infiltration naturelles des eaux de pluie. Par exemple, la Cité de l’Air joue aujourd’hui le rôle d’un gigantesque bassin d’infiltration pour la ville. Si elle venait à être détruite, le ruissellement vers le Val serait considérable et les réseaux en charge aggraveraient les épisodes orageux ou d’inondation, toujours plus nombreux. Je n’accepte pas de sacrifier ces quartiers aux catastrophes naturelles.
BÉTONNAGE = DESTRUCTION DE NOTRE IDENTITÉ !
Les Athégiens ne reconnaissent plus la ville. Athis-Mons n’est pas une ville nouvelle sans âme créée dans les années 1970 mais une commune dont l’existence est attestée depuis l’Antiquité ! Ayant toujours vécu à Athis-Mons où ma famille est arrivée en 1956, j’ai à cœur qu’Athis-Mons reste Athis-Mons et ne s’oriente pas vers les modèles surpeuplés au nord d’Orly que les Français cherchent à fuir à tout prix.

Non, nous ne sommes pas obligés de construire !

Nos obligations en termes de construction de logements sociaux sont déjà largement dépassées (Athis-Mons compte plus de 35% au lieu des 25% demandés par la loi). Je suis pour que chaque ville prenne sa part et participe à la solidarité, mais en préservant ses équilibres.
Les objectifs de construction fixés par la région à travers le SDRIF sont formulés en termes de logements et/ou d’emplois, à adapter selon la configuration de la ville.
Pour Athis-Mons, qui comporte déjà beaucoup de logements, je privilégierai la création d’emplois.
DES LEVIERS EXISTENT :
c’est le Maire qui signe les permis de construire et qui fixe les règles d’urbanisme. Je les ferai réviser en collaboration avec l’EPT 12 (Grand Orly Seine Bièvre), au sein duquel le Maire dispose de la délégation de signature pour tous les actes d’urbanisme sur sa commune.

Julien Dumaine

Julien Dumaine

« Une proposition, ferme et définitive : face à l’ampleur de la situation, je m’engage à stopper tous les permis de construire de collectifs dont l’état d’avancement ne met pas en péril les finances de la ville ».

Adapter l’offre de services publics (école, crèches, santé…) à la population croissante.

Création d’aires de stationnement, d’espaces verts
et développement de l’offre de transports en commun.

Une ville propre, agréable et sûre.

Mon association a été fondée en 2012 pour combattre le bétonnage naissant à Athis-Mons amorcé par les équipes socialistes précédentes. Comme beaucoup, J’avais personnellement fait confiance aux promesses du Maire qui non seulement n’ont pas été tenues, mais qui a même mené une politique contraire à ses engagements. Seul Julien Dumaine a eu le courage de s’insurger contre ce reniement, y laissant son poste d’Adjoint
au Maire et ses indemnités afin de dénoncer tous ces projets immobiliers. Je me méfie des socialistes du passé, devenus écologistes pour la circonstance car n’oublions pas qu’ils sont les responsables initiaux de cette densification. Ce sont donc les deux faces d’une même pièce. Nous devons changer et faire le choix de la jeunesse, porteuse d’espoir.

Guy chevalier

Président Fondateur Association Défense Urbanisme Environnement Local (ADUEL)

Il est frappant de constater que l’urbanisme à Athis-Mons n’obéit à aucune logique.
Le raisonnement ne dépasse pas l’échelon de la parcelle, ce qui empêche des projets cohérents, plus globaux. On aboutit au résultat d’aujourd’hui : différences de niveaux, de retraits et une absence totale de cohérence architecturale. De plus, contrairement à ce qui se pratique ailleurs, aucune participation financière directe des promoteurs à la création d’équipement public n’a été engagée. Pire les projets immobiliers ont supplanté des activités commerciales sans en accueillir de nouvelles diminuant l’offre pour la population. A Athis-Mons, chaque promoteur travaille indépendamment sur son petit projet et le Maire acquiesce. C’est pourquoi je soutiens Julien Dumaine, qui reprendra l’initiative et ne laissera plus les promoteurs immobiliers faire leur loi en matière d’aménagement
du territoire.

Abdelsslem Halaoui

Ancien directeur des Services Techniques et de l’Urbanisme en Mairie d’Athis-Mons

Contribution à la concertation publique sur le projet de pont Athis-Vigneux

Contribution à la concertation publique sur le projet de pont Athis-Vigneux

 

Athis-Mons
le 02.07.2019
A l’attention
d’Isabelle Jarry
Madame la garante de la concertation publique,
Vous trouverez ci-après notre analyse en dix points sur le projet proposé afin qu’elle puisse être intégrée au bilan dont la rédaction vous a été confiée par la Commission Nationale du Débat Public:
1.Une concertation à l’échelle discutable
Consulter les populations de 24 autres communes, peu impactées par le projet, revient à diluer l’avis des plus concernés. On pense notamment à un projet similaire ayant fait la une nationale, l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, où la cartographie de l’opposition au projet démontre une corrélation entre la distance de l’équipement et l’opinion favorable. Par ailleurs, afin d’obtenir un accord des populations, le Conseil Départemental cherche à opposer les habitants des deux rives sans jamais rechercher un travail commun. Il s’agit de vendre une solution miracle qui permettrait de déplacer les embouteillages du pont de Villeneuve St Georges sur l’autre rive de la Seine. Sont toutefois délibérément ignorées les difficultés de circulation provoquées par le rétrécissement du souterrain passant sous Orly sur la D7 (ex-RN7).
A aucun moment dans la vidéo présentant le projet, n’est évoquée la situation du flux Sud/Nord au niveau de la D7. Et pourtant, Le président du département a illustré sa présentation par… des embouteillages à Athis-Mons, sur des voies bien identifiées: rue Koenig, côte d’Avaucourt qui sont déjà saturées en l’absence de cette liaison Est-Ouest.
2.Les zones d’emploi
Le projet du Conseil départemental veut faciliter l’accès des populations de la rive droite aux zones d’emploi de la zone aéroportuaire et du MIN de Rungis. La zone aéroportuaire gère plus de 30.000 salariés aujourd’hui et sans doute plus du double dans quinze ans. En revanche, et contrairement à ce que veut laisser croire le Conseil départemental, le MIN n’annonce que 12.000 salariés dont une partie circule la nuit et en milieu de journée, où les conditions actuelles d’accès sont satisfaisantes du fait de l’état du trafic.
3.Un projet qui accroit l’embouteillage de la D7 devant le souterrain d’Orly
Il aurait été judicieux de travailler sur ces 2 sites d’embouteillages  que sont le pont de Villeneuve pour le flux est/ouest et l’entrée du souterrain d’Orly pour le flux sud/nord. Le projet tel que proposé débouche en effet sur le principal point de congestion athégien, ce qui apparaît comme ingérable.
 Tout ceci ne peut aboutir qu’à une thrombose au niveau du souterrain d’Orly en ajoutant à la circulation existante 15.000 véhicules /jour dont des camions.  Il aura fallu tous les efforts des habitants d’Athis-Mons pour expliquer que l’embouteillage du matin (6h30 à 10h00) et du soir (16h00 à 19h30) n’est pas loin de friser celui du pont de Villeneuve St Georges. Il faut, certains matins, entre 30mn et 45mn pour aller de la Pyramide de Juvisy à l’entrée du souterrain d’Orly (moins de 2km). On remarque que cet embouteillage commence souvent dans le bas de Juvisy. De plus, dans le projet départemental, aucune vraie solution n’est proposée pour soulager cet embouteillage, qui contrairement a ce qui a été affirmé préexistait à tout projet de contournement.
Tout projet de prolongation du contournement doit prendre en compte l’engorgement provoqué par le rétrécissement devant le souterrain d’Orly.  A quand un pont/viaduc pour passer sur la D7 à ce niveau ? Le principal risque est que soit empruntée un itinéraire de substitution à partir du rond point Dunant : rue Léon Blum
->  Avenue Marcel Sembat -> Avenue de Morangis -> Avenue de Verdun pour rejoindre l’A6. Cet itinéraire est déjà aujourd’hui emprunté par de nombreux poids-lourds en provenance de Villeneuve Saint-Georges, générant un trafic en plein centre-ville.
Enfin, l’augmentation des populations et donc des voitures sur les deux rives ne pourra qu’aggraver la situation.
4. Un projet qui ne garantit pas d’amélioration à Villeneuve St Georges
L’expérience montre que les voies nouvelles créées sont très vite utilisées par les conducteurs, en attirent de nouveaux et sont, elles-mêmes,  bien vite embouteillées (effet de circulation induite). L’exemple de l’A86 est instructif : cette voie devait fluidifier la circulation. Le résultat est connu de tous. La voie est saturée du matin au soir ! Il n’est donc absolument pas certain que le projet du Conseil départemental contribuera à désengorger le pont de Villeneuve St Georges..
L’expérience montre également que le télétravail et le covoiturage restent un épiphénomène qui tarde à se développer et ne peuvent être considérés comme des solutions aux embouteillages. Un travail commun intégrant la fluidité du flux Nord/Sud permettra de relancer de multiples projets de liaisons, notamment à Viry-Châtillon ou dans le Val-de-Marne qui paraissent mieux acceptés par la population, et sans doute plus efficaces.
Les défenseurs du projet se sont montrés honnêtes en affirmant qu’il ne serait constaté aucune amélioration notable, mais que cet ouvrage visait surtout à éviter la dégradation des conditions de circulation futures, basées sur des projections de trafic
5. Un avenir mal maitrisé
La mobilité de demain n’est pas suffisamment
travaillée dans ce projet. Aucun effort de prospective n’est réalisé même si on
connait mal ce qu’elle sera dans 10, 20 ou 30 ans. Le projet proposé n’est ni
plus, ni moins celui déjà soumis, sans succès, dans les années 60 : celui
d’une liaison A6/N6. 
Ce projet apparaît donc obsolète.
6. Des incohérences dans le rejet des solutions alternatives.
Les présentateurs du projet n’ont pas hésité
à écarter d’emblée toutes les solutions. L’exemple du téléphérique (alternative
évoquée par les participants aux ateliers d’Athis-Mons) est jugé irrecevable
car les autorités d’ADP refuseraient une cabine qui arriverait aux Portes de
l’Essonne à plus de 3m de hauteur.  Toutefois,
 l’hypermarché Carrefour qui se trouve
actuellement  en plein dans l’alignement
de la piste 2, est d’une hauteur bien supérieure à 3m. Par ailleurs, la 6e
édition de Paris Air Forum a révélé le projet de vertiports pour des engins qui
voleront à proximité de l’aéroport à plus de 500m de hauteur… Les
représentants du Conseil Départemental devraient être mieux informés :
c’est la DGAC et non ADP qui serait appelée à donner une autorisation.
D’autres alternatives comme le souterrain
ont été balayées pour motifs techniques ou de coût mais aucun chiffre n’a été
communiqué. L’optimisation du pont existant à Villeneuve Saint-Georges, en
rajoutant une voie de circulation (via création d’une passerelle piétonne) est
de même rejetée, alors qu’elle pourrait être un complément au projet.
7. Les solutions 
Ø
Si l’on veut désenclaver la rive droite de la
Seine, il convient de favoriser les transports en commun avec, enfin, un
prolongement de la L18 et du T7 pour le flux Nord-Sud. La loi à venir sur les
mobilités croissantes préconise le développement des transports en commun.
Ø
Le vrai problème, c’est l’absence d’emplois sur
la rive droite qui génère un fort trafic en direction de l’autre rive. Y développer
les zones d’emploi apparaît prioritaire afin de ne pas transformer ces
territoires en banlieues-dortoir.
Ø
Elaborer un projet intégrant une vision globale
des flux Est/Ouest et Nord/Sud.
8. Projet et pollution
Nul ne sait aujourd’hui quels carburants utiliseront
les véhicules du futur. Reconnaissons le aux rapporteurs du projet, l’offre
sera certainement multiple avec une empreinte carbone diminuée.
Toutefois, la multiplication des véhicules
n’empêchera pas les embouteillages.
De plus, il se passera encore de nombreuses années
avant que l’air soit moins pollué et le retour à un air sain n’est plus à
l’ordre du jour.
Ce viaduc engendrera encore plus de pollution
carbonée, CO2, notamment pour les enfants des écoles primaire et maternelle
qu’il surplombera (Saint-Exupéry) alors qu’ils souffrent déjà des pollutions
aéroportuaires- dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone- et des
pollutions aux nano particules dues à la destruction de l’aluminium des
automobiles du quai de l’industrie pour lesquelles il n’existe aucun filtre.
Les habitants et leurs enfants qui sont dans des nouveaux logements qui longent
la D7 sont, également, des candidats aux problèmes respiratoires, alors même
que les 15000 véhicules supplémentaires du projet de pont/viaduc ne sont pas
encore là.
Un mur anti bruit est promis par les concepteurs du
projet pour atténuer la pollution sonore que le projet de viaduc engendrera.
En France, 35
800 personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l’air chaque
année
.
Enfin, ce projet détruit un espace
naturel et défigurerait un quartier historique de la ville. On attend les
études d’impact.
9. Incertitudes sur le dimensionnement du pont et sur le trafic en amont
Projet total de 3.6km, on ignore encore ce qui est
prévu : 2 voies, 4 voies, voies vélos (grimperont-ils la cote de 4%, puis 7% ?):
site propre pour les bus et le covoiturage, voie gare pour les bus au niveau de
la gare RER d’Athis-Mons ? Quid des piétons ?
De plus, le Maire de Draveil a exprimé ses craintes
sur le fait que « l’appel d’air » provoqué par le viaduc n’ait pour
conséquence qu’un nouvel engorgement de la D448 qui traverse sa ville.
10.Le coût de l’ouvrage
Pas d’illusion, il finira beaucoup plus
cher que prévu. Aucun ouvrage de ce type n’a tenu son budget initial. D’autant
qu’après une étude des sols, il faudra bien s’apercevoir qu’il est argileux et
en pente ce qui nécessite des aménagements spéciaux… et encore davantage si
on veut bien tenir compte des prévisions climatiques.
Jean Jouzel, climatologue, ex vice-président du GIEC
confirme : « Au réchauffement climatique se superpose un dérèglement
climatique avec des évènements extrêmes de plus en plus intenses ». Ce
projet ignore les effets de ce dérèglement. Les études météorologiques et
climatiques parlent de successions de fortes chaleurs suivies de pluies
intenses. Sait-on comment se comportera le terrain dans lequel seront plantés
les piliers du viaduc ?
On rappellera que des maisons situées sur ce coteau
se sont fendues lors de la canicule de 2003.
Par comparaison, le Maire de Draveil a rappelé
qu’une simple passerelle piétonne/vélos entre Draveil et Juvisy-sur-Orge était
estimée à 10 millions d’euros. On a donc du mal à se convaincre qu’un tel
projet pharaonique resterait compris dans une enveloppe budgétaire de 80
millions d’euros.
——
En conclusion, ce pont engendrera une mutilation de la ville d’Athis-Mons en ajoutant à l’existant un renforcement des pollutions atmosphériques, sanitaires et sonores.  Ce projet pharaonique est archaïque et ne tient aucun compte de la volonté des populations de privilégier les transports en commun.  Il est clair que le pont/viaduc est fait pour recevoir un trafic poids lourds qui sera renforcé par la fin de ligne la de fret Rungis/Perpignan au 30 juin 2019 (flux vers l’Ile-de-France estimé à 20.000 camions)
Ce projet, loin de faire l’unanimité entre les Essonniens, reçoit la ferme opposition des habitants d’Athis-Mons. Bien que la position du Maire d’Athis-Mons ait été ambigüe dans un premier temps (vote favorable aux études au Département) l’intégralité du Conseil Municipal a depuis adopté à l’unanimité plusieurs motions visant à rejeter ce projet. Par cette contribution, les élus de notre groupe la réaffirmons.
Groupe Athis-Mons Espoir & Liberté – Conseil Municipal
d’Athis-Mons
  • Julien
    DUMAINE, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Conseiller de la Métropole du
    Grand Paris et Conseiller Territorial de l’EPT12, Ancien Adjoint au Maire.
&
  • Michel
    BOURG, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Benoit
    DESAVOYE, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Sydney
    FLEURY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons.
  • Julienne
    GEOFFROY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Ancien Adjoint au Maire d’Athis-Mons.
  • Maryline
    GRESSY, Conseiller Municipal d’Athis-Mons, Groupe Espoir & Liberté.
  • Kevin
    RAINHA, Conseiller Municipal, Ancien Adjoint au Maire d’Athis-Mons.

 

Le tramway T7

Le tramway T7

Consulter l’intervention sur facebook en cliquant sur l’image

En 5 ans, et en dépit des banderoles affichées dans la ville, ce projet n’a pas beaucoup avancé. Lorsqu’on entend le maire d’Athis-Mons dans la vidéo jointe on devine malheureusement un peu pourquoi.
En l’état, le terminus du T7 situé au nord de Carrefour est encore pénible d’accès pour les Athegiens. De plus, l’économie du projet prévoyait une interconnexion avec les lignes C et D du RER, sans quoi la rentabilisation de la ligne paraît difficile.
Il est impossible de se satisfaire de cet entre-deux : soit il ne fallait rien réaliser du tout, soit il est nécessaire de mener ce chantier à son terme.

De plus, la gare de Juvisy fait aujourd’hui l’objet 
investissements massifs afin de permettre l’accueil du tramway, sans que personne ne s’en émeuve.
Le prolongement du tramway est donc la pièce manquante de ce puzzle.
 
Nous nous attristons de voir comment la situation est en train de tourner à la confrontation entre certains élus d’Athis-Mons et la majorité de Juvisy (lettre du maire, manifestation,…) alors qu’on ne peut qu’appeler de nos voeux une liaison de qualité entre nos deux communes complémentaires.
Comment les présidents de Région et du département, les maires de Juvisy et d’Athis-Mons – tous du même parti – n’ont-ils pas réussi à s’entendre pour réaliser ce projet déclaré d’utilité publique il y a 6 ans, qui devait être achevé en 2019 ?
La solution d’un bus en site propre “dans les cinq ans”, proposée par le maire de Juvisy en 2015 aurait pu retenir notre attention si sa rapidité de mise en oeuvre et son coût réduit lui avait permis de voir le jour. Rien n’a été fait. De ce fait, un tram qui évite la rupture de charge (changement de mode de transport), qui permet de redessiner des villes et de dynamiser les commerces conserve notre préférence.
Alors qu’actuellement il faut un véhicule Crit’Air 0, 1, 2 pour circuler au-delà de l’A86, ces élus doivent aujourd’hui des comptes à des habitants enclavés à seulement 20km de Paris.
(Voir l’article du Parisien de 2015 sur l’idée de bus en site propre, qui a posteriori apparaît comme une manoeuvre dilatoire:
http://www.leparisien.fr/…/le-maire-de-juvisy-propose-de-tr…
Neuf mois plus tard : DERICHEBOURG et la mairie s’expliquent face aux Athégiens

Neuf mois plus tard : DERICHEBOURG et la mairie s’expliquent face aux Athégiens

1er aout 2018. Un incendie de 48 heures frappait Athis-Mons  et le panache dit « panache cheminée » était visible depuis toute l’Ile de France.  1000 tonnes de produits brûlèrent sur 2000m2, et ce n’est que grâce à un temps particulièrement calme qu’une pollution atmosphérique toxique fut évitée. La cause de cet incendie reste inconnue. Seul constat: en cette fin juillet, le stock de ferrailles étaient particulièrement important et a été, sans doute, la cause de l’importance de l’incendie.
Notons que celui-ci, s’il est le plus impressionnant, est loin d’être le premier.

Rappelons que cette plateforme de recyclage des ferrailles est installée sur la commune d’Athis-Mons depuis 1966. Comme toutes les installations de valorisation des déchets, elle est soumise à la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement. Le site d’Athis-Mons dispose d’une autorisation d’exploiter délivrée par la Préfecture de l’Essonne ; il est à ce titre contrôlé très régulièrement par les services de l’Etat. Comme toute installation industrielle, le site doit respecter les prescriptions de son arrêté préfectoral.

Ce sont 6000 tonnes de ferrailles qui sortent quotidiennement du site via des péniches vers des aciéries françaises. 300 tonnes de ferrailles diverses arrivent quotidiennement  soit 12 camions par jour (70% des métaux qui entrent sur le site sont des ferrailles).
L’entreprise reconnait que les nouvelles piles au Lithium, quelquefois difficiles à trouver dans ces carcasses, méritent d’être surveillées car elles génèrent des incendies.

 

Début du discours officiel

L’entreprise Derichebourg a tenu à rendre compte, devant les habitants d’Athis-Mons et neuf mois plus tard, des résultats des différentes analyses imposées par les pouvoirs publics à la suite de l’incendie de 2018. (http://www.leparisien.fr/essonne-91/athis-mons-neuf-mois-apres-l-incendie-geant-derichebourg-face-aux-habitants-15-05-2019-8072775.php).
Ces analyses ont porté sur la qualité des eaux, celles de la Seine notamment, sur la qualité des sols et des végétaux et sur l’évaluation des risques sanitaires. Ces analyses ont été contrôlées par les pouvoirs publics.

Un message principal a été délivré suite à cette réunion:  aucune pollution n’a pu être induite par l’incendie. L’entreprise Derichebourg atteint déjà  la perfection en matière de prévention des risques – Toutefois, pour éviter un nouvel incendie, quelques travaux ont été recommandés… Pour atteindre une perfection parfaite ?
Mieux encore, l’entreprise va entreprendre des travaux pour limiter le bruit des broyeuses dont se plaignent les riverains.
Hélas, rien n’est dit sur la quantité de métaux ferreux qui tombent dans la Seine au moment du chargement sur les péniches et sur les 30% de matériaux qui ne sont pas des ferrailles.

Le Maire a chaudement félicité Derichebourg pour son attention aux revendications des riverains et sa participation à l’aménagement des berges et n’a pas caché son soutien sans réserve à cette entreprise : « Derichebourg est une entreprise propre qui ne pollue pas ».
En revanche, d’autres entreprises situées sur le quai sont de vilains pollueurs. Mieux encore, l’entreprise va sensibiliser les jeunes athégiens sur son métier de recyclage des métaux.

Fin du discours officiel

Autorisons nous désormais quelques réflexions personnelles:

 

Si Derichebourg était une entreprise propre, il n’y aurait pas besoin d’arrêtés spécifiques destinés aux entreprises polluantes ! De plus, cette unité industrielle de recyclage et de stockage de produits dangereux ou toxiques génère intrinsèquement des risques. D’autre part, la reprise de l’activité n’a été autorisée que partiellement par la préfecture le 10 septembre 2018, le retour à un fonctionnement du site à plein régime étant conditionné à la délivrance d’un arrêté préfectoral complémentaire… imposant justement la mise en œuvre de nouvelles mesures de sécurité.

En vérité, multiplier les habitations proches de cette entreprise, c’est, hélas, faire prendre des risques sanitaires à la population.
L’incendie a été moins générateur de pollution qu’on aurait pu le craindre mais cette activité quotidienne génère des microparticules néfastes. A l’heure où on s’inquiète de l’effet négatif des nano-polluants sur la santé, il est possible de s’interroger sur ceux générés par Derichebourg à Athis-Mons.

Ainsi en est-il des pollutions induites par le broyage de l’aluminium. Les carcasses de voitures contiennent de plus en plus d’aluminium (jusqu’à 150kg). Cet aluminium a subi des traitements qui ont p

our effet de renforcer un incendie. De plus, les mousses intégrées dans les carcasses dégagent des produits nocifs et les pneus, les carburants (essence ou gasoil) explosent en brûlant. On se souviendra de la pollution à l’aluminium survenue en 2017 chez Derichebourg, qui avait conduit à la fermeture de la déchèterie voisine par mesure de sécurité…

 
Toutefois, la société Derichebourg n’envisage pas de
déménager en dépit de cette implantation dans un milieu fortement urbanisé. Et
les pouvoirs publics ne semblent pas décidés à les y inciter puisque pour le
Maire dans le Parisien “Derichebourg
consent de gros efforts pour rendre un cadre plus agréable aux riverains et a
toujours été à l’écoute de la municipalité”
 (http://www.leparisien.fr/essonne-91/athis-mons-aucun-risque-toxique-apres-l-incendie-chez-derichebourg-17-05-2019-8074179.php)

il est à craindre un avenir sombre pour ce site qui se veut particulièrement
propre. Les prévisions climatiques prévoient des
inondations de plus en plus fortes et de plus en plus fréquentes dans les
années à venir. Personne ne nous parle des conséquences dramatiques en termes
de pollution en cas d’inondations importantes et répétées.

Julien DUMAINE – Geneviève DELSOL – Pierre FAURE