“700 familles sur le carreau” : à Athis-Mons, les Restos du cœur ont fermé car la mairie n’a pas renouvelé sa subvention

“700 familles sur le carreau” : à Athis-Mons, les Restos du cœur ont fermé car la mairie n’a pas renouvelé sa subvention

Benoit Desavoye, conseiller municipal et membre de notre liste, avait alerté France Info sur les conséquences de la décision de Christine Rodier de couper l’aide aux Restos du Coeur.

Cet élu local d’opposition, qui sera candidat divers droite en mars prochain, ne comprend “toujours pas comment la municipalité a pu faire fermer le centre, laissant ainsi 700 familles sur le carreau.”

Il y a un peu plus de deux ans, la mairie d’Athis-Mons a en effet décidé de ne pas renouveler l’aide financière qu’elle apportait jusque-là à l’association fondée par Coluche.

“Rien que les différents vœux du maire, début 2018, ont coûté trois fois plus cher que l’enveloppe qu’on accordait aux Restos : 67 000 euros, contre 25 000 euros, avance-t-il en s’appuyant sur un extrait de conseil municipal du 7 février 2018 que nous avons consulté.

Le bâtiment qui a abrité jusqu'au printemps 2017 les Restos du cœur d\'Athis-Mons (Essonne), ville de plus de 30 000 habitants située au Sud de l\'aéroport d\'Orly.Le bâtiment qui a abrité jusqu'au printemps 2017 les Restos du cœur d'Athis-Mons (Essonne), ville de plus de 30 000 habitants située au Sud de l'aéroport d'Orly. (RAPHAEL GODET / FRANCEINFO)

Bâtiment ayant abrité les Restos du coeur jusqu’en 2017 – copyright RAPHAEL GODET / FRANCEINFO

Consultez l’article complet sur le site de France Info qui a interrogé des bénévoles, des élus mais qui indique “Sollicitée à plusieurs reprises, Christine Rodier n’a pas été en mesure de répondre à nos questions.”

 

Série d’articles du Parisien partie 1: le candidat qui combat le bétonnage d’Athis-Mons

Série d’articles du Parisien partie 1: le candidat qui combat le bétonnage d’Athis-Mons

Le Parisien a lancé un dispositif afin d’étudier dans le cadre des élections municipales les communes “les plus emblématiques dans chaque département de l’Ile-de-France” . Pour l’Essonne, le journal a bien évidemment décidé de se pencher sur le cas d’Athis-Mons et a réalisé une série d’articles.

Ils ont tout d’abord dressé le bilan des promesses de 2014, rappelant que l’amélioration de la circulation ne semble pas particulièrement flagrante (et pour cause, la densification urbaine amène un nombre croissant de véhicules…), tout comme le fait que rien n’a été fait sur l’aménagement promis des bords de Seine. Sur ce point, le Maire va jusqu’à affirmer pour l’avenir qu’elle le travaillait main dans la main pour des aménagements respectueux de l’environnement avec … Derichebourg ! Assez audacieux lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une des industries les plus polluantes de notre commune, qui nous valut d’être connus dans toute l’Ile-de-France… (lien https://rassembler-pour-athis-mons.fr/2019/05/neuf-mois-plus-tard-derichebourg-et-la/)

http://www.leparisien.fr/essonne-91/municipales-a-athis-mons-les-promesses-de-2014-ont-elles-ete-tenues-06-11-2019-8187345.php

Est ensuite affirmée la tenue de promesses du Maire concernant l’arrêt du bétonnage (!) ce que je n’ai pas hésité à contester dans ce numéro du Parisien :

« Elle a en effet stoppé quelques programmes mineurs mais d’autres ont été lancés à la place, bien plus importants, répond l’opposant et candidat aux élections de 2020 Julien Dumaine (DVD). Au final, on a juste changé de promoteurs. On est passé de 30 000 habitants à presque 35 000. Cela suffit. Nous devons penser à conserver un cadre de vie agréable. »

En effet, la communication du Maire, reprise par le Parisien, vise à ne comptabiliser que les logements sortis de terre entre 2014 et 2020. Mais c’est oublier qu’un nombre colossal de projets majeurs de densification ont été lancés, bien qu’encore non construits, par exemple sur le Plateau, la Cité de l’Air ou la ferme Thureau. J’ai donc fourni au Parisien certains éléments en ma possession, ce qui a amené à la rédaction d’un second article, dans lequel est avancé le chiffre de 2000 logements attendus (en plus des 700 déjà évoqués dans l’article précédent):

http://www.leparisien.fr/essonne-91/municipales-2020-a-athis-mons-pres-de-2000-nouveaux-logements-attendus-27-11-2019-8203107.php

Le Parisien m’y a notamment confié la parole sur le projet de ZAC de la Cité de l’Air (destruction des pavillons pour créer 1400 logements, un projet contre lequel nous nous opposons depuis longtemps (lien https://rassembler-pour-athis-mons.fr/2018/05/cite-de-lair-pourquoi-nous-refusons-ce/):

Des inquiétudes, Julien Dumaine, opposant municipal (DVD) et qui brigue lui aussi le fauteuil de maire, en nourrit lui aussi sur cette ZAC.
« L’étude d’impact ne mentionne aucun équipement public supplémentaire. De plus, les axes de circulation sont déjà saturés dans ce secteur. Il en est de même pour le réseau d’assainissement qui n’est pas adapté. Et puis ce projet va totalement à l’encontre des promesses faites en 2014 par la candidate Christine Rodier qui s’engageait à « préserver le tissu pavillonnaire y compris la Cité de l’Air poumon de la ville. »

En conclusion, nous demeurons visiblement les seuls à vouloir freiner cette densification:

  • Avec la poursuite du bétonnage depuis une dizaine d’années, notre ville doit faire une pause alors que les écoles et les crèches sont débordées et la circulation et la stationnement de plus en plus impossible.
  • Il est compréhensible que la situation d’Athis-Mons attire l’appétit des promoteurs, mais ceux-ci doivent être freinés et la ville ne doit pas leur être servie sur un plateau.
  • A notre arrivée, nous réétudierons voire interromprons toutes les opérations dont l’état d’avancement ne met pas en péril les finances de la commune.
  • Préservons l’âme de la ville que nous aimons, il n’y a pas de fatalité: NON AU BÉTONNAGE !
“Les grosses indemnités de la majorité épinglées” – Le Parisien 30/10/2019

“Les grosses indemnités de la majorité épinglées” – Le Parisien 30/10/2019

Il est regrettable que Julien Dumaine ait dû aller au tribunal pour que la loi soit respectée concernant le montant des indemnités du Maire et de ses élus, qui dépassait de 71% le montant de l’enveloppe maximale autorisée. Cela n’est pourtant pas faute d’avoir posé des questions en commission et de l’avoir signalé en séance mais le Maire a persisté à ne pas entendre notre rappel à la loi. Elle rejette maintenant la faute sur ses services.

Extrait de l’article:

Le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) vient de donner raison à Julien Dumaine, élu d’opposition (DVD). Il jugeait le montant des revenus illégal.

Une enveloppe dépassée de près de 40 000 €. Durant quatre mois, les élus de la majorité municipale d’Athis-Mons se sont versé de trop grosses indemnités. C’est ce que vient de dire le tribunal administratif de Versailles (Yvelines).

Le 20 septembre 2017, une délibération fixant les nouveaux revenus de fonctions du maire, des adjoints et des conseillers municipaux délégués étaient votés par 20 voix contre 13. Parmi les opposants, Julien Dumaine (DVD), ancien numéro deux de la liste majoritaire, passé depuis février dans l’opposition. « C’était une délibération illégale », assure l’élu qui a décidé de porter l’affaire devant la justice administrative. « La maire [NDLR : Christine Rodier] sentait qu’elle n’avait plus la majorité au sein de son équipe. Plusieurs d’entre eux avaient décidé de me soutenir, poursuit celui qui brigue aujourd’hui la mairie. Elle a alors décidé de rémunérer les conseillers municipaux, qui ne l’étaient pas jusque-là, afin qu’ils lui restent fidèles. »

Consulter l’article de Nolween Cosson sur Le Parisien

Athis-Mons : la majorité épinglée pour les indemnités versées aux élus

cliquer pour voir en grand

Le Parisien – “Athis-Mons : à 27 ans, Julien Dumaine se lance dans la course aux municipales”

Le Parisien – “Athis-Mons : à 27 ans, Julien Dumaine se lance dans la course aux municipales”

Aperçu de l'article du Parisien

Il est le premier à annoncer officiellement sa candidature. À 27 ans, Julien Dumaine (DVD) brigue la mairie d’Athis-Mons avec son groupe « Rassembler pour Athis-Mons ». Une ville dont il connaît parfaitement les rouages : il a été pendant trois ans maire adjoint en charge de la vie quotidienne, de la voirie, du développement urbain, de l’hygiène et de la sécurité avant de passer dans l’opposition. « À mi-mandat, j’ai considéré que la maire (NDLR : Christine Rodier) ne prenait pas la direction la plus appropriée. Nous avions été élus sur une promesse : l’arrêt du bétonnage. Au final, on a juste changé de promoteurs avec des projets de plus grandes envergures. Tous ceux qui pourront être arrêtés, le seront », promet-il.

>> Consulter l’intégralité de l’article sur le site du Parisien

Merci à Nolwenn Cosson du Parisien pour son article 😉

“La Cour des comptes tacle les privatisations d’ADP et de la Française des jeux” (Libération 15 mai 2019)

“La Cour des comptes tacle les privatisations d’ADP et de la Française des jeux” (Libération 15 mai 2019)

Tour d'Orly French Wikipedia. Auteur	Olivier2000Cette opération de privatisation pose franchement question : A quoi bon vendre si l’intégralité des sommes est vouée à dormir sur des comptes bancaires ?

A ce tarif-là, autant conserver un portefeuille d’actions pour l’état… dont les dividendes sont par ailleurs en hausse.

Consulter l’article de Libération: “La Cour des comptes tacle les privatisations d’ADP et de la Française des jeux”

Le contrôleur des comptes publics estime qu’il s’agit d’un processus «complexe et injustifiée» pour, au final, investir 250 millions d’euros par an dans des actions d’innovation.

“La Cour des comptes relève cependant que seuls 250 millions d’euros seront effectivement affectés à des investissements en matière d’innovation. En effet les 10 milliards récoltés à l’issue des privatisations sont stockés sur un compte en banque. Seuls les intérêts produits par cette somme pourront être utilisés. Les placements sans risque n’étant pas très rémunérateurs par les temps qui courent, les 10 milliards d’euros ne produiront que 250 millions d’intérêts par an.”

Politique : les maires se sentent « noyés » dans le Grand-Orly Seine Bièvre (Le Parisien 14/01)

Politique : les maires se sentent « noyés » dans le Grand-Orly Seine Bièvre (Le Parisien 14/01)

Alors que les critiques à l’encontre de EPT Grand-Orly Seine Bièvre sont assez nombreuses dans l’article suivant du Parisien vous trouverez ci-après quelques rappels:
C’est la loi NOTRe qui a forcé à un regroupement des intercommunalités prévu au 1er janvier 2016. Il n’était plus possible de rester en l’état et nous devions a minima doubler de taille par rapport aux Portes de l’Essonne.

 

Quitter le Grand Paris certes, mais pour aller où ?

 

Vers des territoires résidentiels sans bassins d’emplois? Vers des territoires encore plus pauvres que le nôtre? Vers des territoires présentant des niveaux d’endettement préoccupants?
L’analyse du potentiel financier par commune démontre l’intérêt d’aller vers un nord bien plus riche que nous, dont nous bénéficieront au maximum de toutes les politiques de péréquation, qui nous profitent déjà.
La ville d’Athis-Mons l’avait d’ailleurs bien compris, en votant favorablement et volontairement à ce rattachement en toute connaissance de cause fin 2015, ce qu’elle semble aujourd’hui oublier.
Cependant, le Maire d’Athis-Mons apparaissant déjà régulièrement débordée par la gestion de sa seule commune (cf. +400.000€ de dotations non prévues et annulation le 17 décembre de l’intégralité emprunts prévus en 2018 pour cause de non engagement des projets…), le fait qu’elle se sente “noyée” dans l’intercommunalité ne suscitera que peu d’étonnement.
La Métropole et le Grand Orly seront une chance mais ils requièrent une condition nécessaire : des élus qui savent nager.
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Le siège du Grand Orly Seine Bièvre dans le bâtiment Askia à Orly Grand Orly Seine Bièvre

La taille de l’établissement public territorial nuit à son bon fonctionnement, selon les maires essonniens qui en font partie.

Vingt-quatre communes pour un total de près de 700 000 habitants. Créé officiellement le 1er janvier 2016, en parallèle de la Métropole du Grand Paris (MGP), le Grand-Orly Seine Bièvre fait grincer des dents. Depuis plusieurs mois, les maires des communes de l’Essonne membres (*) de cet établissement public territorial (EPT) affichent volontiers leur découragement face au fonctionnement de cette énorme entité administrative.
En fin de semaine dernière, Eric Mehlhorn, maire (LR) de Savigny-sur-Orge, a même choisi d’évoquer le sujet lors de son discours des vœux à la population. « Le statut et les contraintes budgétaires propres aux intercommunalités ne permettent ni de dégager le haut niveau d’investissement dont notre territoire a besoin, ni d’assurer l’excellence des services du quotidien que sont en droit d’attendre nos administrés », a lancé l’élu.

La mise en place de la vidéoprotection retardée à Athis-Mons

« Il ne s’agit pas de torpiller ce qui existe mais 24 villes qui doivent se mettre d’accord, ce n’est pas aisé », souligne Pascal Noury, maire (DVG) de Morangis. « Les intérêts sont très différents entre des villes qui frôlent Evry et d’autres limitrophes de Paris, ajoute un collaborateur de Christine Rodier, maire (LR) d’Athis-Mons. On a parfois du mal à s’entendre. Les dossiers sont souvent renvoyés de réunion en réunion. A Athis-Mons, c’est le déploiement de la vidéoprotection qui en a souffert puisque les caméras auraient dû être installées il y a un an », poursuit-il.
Comme ses collègues des ex-Portes de l’Essonne, Jean-Marie Vilain, le maire (Les Centristes) de Viry milite pour un EPT autour du Grand Orly. « De Viry à Rungis mais pas au-delà, souhaite-t-il. Sa taille actuelle ne permet pas de travailler sereinement. Il faut que l’Etat décide une réorganisation territoriale mais on ne voit toujours rien venir », déplore Jean-Marie Vilain.

Un déficit de démocratie interne

Ce constat d’échec gagne également les rangs de certains élus d’opposition municipale. « Intégrer cet EPT n’a rien simplifié, fustige ainsi Jean-Marc Defrémont, opposant (EELV) à Savigny. Il existe aussi un déficit de démocratie interne. Dans notre ville, le maire a été élu avec 38 % des voix, mais sa majorité bénéficie de l’intégralité des sièges à l’intercommunalité. »
Mais il n’y a pas que des mauvais côtés. En 2018, 4 km de chaussée ont été rénovés à Savigny comme l’a rappelé le maire lors de ses vœux. Et c’est grâce au financement du Grand-Orly Seine Bièvre.

(*)Athis-Mons, Juvisy, Morangis, Paray, Savigny, Viry


















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