Série d’articles du Parisien partie 1: le candidat qui combat le bétonnage d’Athis-Mons

Série d’articles du Parisien partie 1: le candidat qui combat le bétonnage d’Athis-Mons

Le Parisien a lancé un dispositif afin d’étudier dans le cadre des élections municipales les communes “les plus emblématiques dans chaque département de l’Ile-de-France” . Pour l’Essonne, le journal a bien évidemment décidé de se pencher sur le cas d’Athis-Mons et a réalisé une série d’articles.

Ils ont tout d’abord dressé le bilan des promesses de 2014, rappelant que l’amélioration de la circulation ne semble pas particulièrement flagrante (et pour cause, la densification urbaine amène un nombre croissant de véhicules…), tout comme le fait que rien n’a été fait sur l’aménagement promis des bords de Seine. Sur ce point, le Maire va jusqu’à affirmer pour l’avenir qu’elle le travaillait main dans la main pour des aménagements respectueux de l’environnement avec … Derichebourg ! Assez audacieux lorsqu’on sait qu’il s’agit d’une des industries les plus polluantes de notre commune, qui nous valut d’être connus dans toute l’Ile-de-France… (lien https://rassembler-pour-athis-mons.fr/2019/05/neuf-mois-plus-tard-derichebourg-et-la/)

http://www.leparisien.fr/essonne-91/municipales-a-athis-mons-les-promesses-de-2014-ont-elles-ete-tenues-06-11-2019-8187345.php

Est ensuite affirmée la tenue de promesses du Maire concernant l’arrêt du bétonnage (!) ce que je n’ai pas hésité à contester dans ce numéro du Parisien :

« Elle a en effet stoppé quelques programmes mineurs mais d’autres ont été lancés à la place, bien plus importants, répond l’opposant et candidat aux élections de 2020 Julien Dumaine (DVD). Au final, on a juste changé de promoteurs. On est passé de 30 000 habitants à presque 35 000. Cela suffit. Nous devons penser à conserver un cadre de vie agréable. »

En effet, la communication du Maire, reprise par le Parisien, vise à ne comptabiliser que les logements sortis de terre entre 2014 et 2020. Mais c’est oublier qu’un nombre colossal de projets majeurs de densification ont été lancés, bien qu’encore non construits, par exemple sur le Plateau, la Cité de l’Air ou la ferme Thureau. J’ai donc fourni au Parisien certains éléments en ma possession, ce qui a amené à la rédaction d’un second article, dans lequel est avancé le chiffre de 2000 logements attendus (en plus des 700 déjà évoqués dans l’article précédent):

http://www.leparisien.fr/essonne-91/municipales-2020-a-athis-mons-pres-de-2000-nouveaux-logements-attendus-27-11-2019-8203107.php

Le Parisien m’y a notamment confié la parole sur le projet de ZAC de la Cité de l’Air (destruction des pavillons pour créer 1400 logements, un projet contre lequel nous nous opposons depuis longtemps (lien https://rassembler-pour-athis-mons.fr/2018/05/cite-de-lair-pourquoi-nous-refusons-ce/):

Des inquiétudes, Julien Dumaine, opposant municipal (DVD) et qui brigue lui aussi le fauteuil de maire, en nourrit lui aussi sur cette ZAC.
« L’étude d’impact ne mentionne aucun équipement public supplémentaire. De plus, les axes de circulation sont déjà saturés dans ce secteur. Il en est de même pour le réseau d’assainissement qui n’est pas adapté. Et puis ce projet va totalement à l’encontre des promesses faites en 2014 par la candidate Christine Rodier qui s’engageait à « préserver le tissu pavillonnaire y compris la Cité de l’Air poumon de la ville. »

En conclusion, nous demeurons visiblement les seuls à vouloir freiner cette densification:

  • Avec la poursuite du bétonnage depuis une dizaine d’années, notre ville doit faire une pause alors que les écoles et les crèches sont débordées et la circulation et la stationnement de plus en plus impossible.
  • Il est compréhensible que la situation d’Athis-Mons attire l’appétit des promoteurs, mais ceux-ci doivent être freinés et la ville ne doit pas leur être servie sur un plateau.
  • A notre arrivée, nous réétudierons voire interromprons toutes les opérations dont l’état d’avancement ne met pas en péril les finances de la commune.
  • Préservons l’âme de la ville que nous aimons, il n’y a pas de fatalité: NON AU BÉTONNAGE !
“Les grosses indemnités de la majorité épinglées” – Le Parisien 30/10/2019

“Les grosses indemnités de la majorité épinglées” – Le Parisien 30/10/2019

Il est regrettable que Julien Dumaine ait dû aller au tribunal pour que la loi soit respectée concernant le montant des indemnités du Maire et de ses élus, qui dépassait de 71% le montant de l’enveloppe maximale autorisée. Cela n’est pourtant pas faute d’avoir posé des questions en commission et de l’avoir signalé en séance mais le Maire a persisté à ne pas entendre notre rappel à la loi. Elle rejette maintenant la faute sur ses services.

Extrait de l’article:

Le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) vient de donner raison à Julien Dumaine, élu d’opposition (DVD). Il jugeait le montant des revenus illégal.

Une enveloppe dépassée de près de 40 000 €. Durant quatre mois, les élus de la majorité municipale d’Athis-Mons se sont versé de trop grosses indemnités. C’est ce que vient de dire le tribunal administratif de Versailles (Yvelines).

Le 20 septembre 2017, une délibération fixant les nouveaux revenus de fonctions du maire, des adjoints et des conseillers municipaux délégués étaient votés par 20 voix contre 13. Parmi les opposants, Julien Dumaine (DVD), ancien numéro deux de la liste majoritaire, passé depuis février dans l’opposition. « C’était une délibération illégale », assure l’élu qui a décidé de porter l’affaire devant la justice administrative. « La maire [NDLR : Christine Rodier] sentait qu’elle n’avait plus la majorité au sein de son équipe. Plusieurs d’entre eux avaient décidé de me soutenir, poursuit celui qui brigue aujourd’hui la mairie. Elle a alors décidé de rémunérer les conseillers municipaux, qui ne l’étaient pas jusque-là, afin qu’ils lui restent fidèles. »

Consulter l’article de Nolween Cosson sur Le Parisien

Athis-Mons : la majorité épinglée pour les indemnités versées aux élus

cliquer pour voir en grand

Le Parisien – “Athis-Mons : à 27 ans, Julien Dumaine se lance dans la course aux municipales”

Le Parisien – “Athis-Mons : à 27 ans, Julien Dumaine se lance dans la course aux municipales”

Aperçu de l'article du Parisien

Il est le premier à annoncer officiellement sa candidature. À 27 ans, Julien Dumaine (DVD) brigue la mairie d’Athis-Mons avec son groupe « Rassembler pour Athis-Mons ». Une ville dont il connaît parfaitement les rouages : il a été pendant trois ans maire adjoint en charge de la vie quotidienne, de la voirie, du développement urbain, de l’hygiène et de la sécurité avant de passer dans l’opposition. « À mi-mandat, j’ai considéré que la maire (NDLR : Christine Rodier) ne prenait pas la direction la plus appropriée. Nous avions été élus sur une promesse : l’arrêt du bétonnage. Au final, on a juste changé de promoteurs avec des projets de plus grandes envergures. Tous ceux qui pourront être arrêtés, le seront », promet-il.

>> Consulter l’intégralité de l’article sur le site du Parisien

Merci à Nolwenn Cosson du Parisien pour son article 😉

“La Cour des comptes tacle les privatisations d’ADP et de la Française des jeux” (Libération 15 mai 2019)

“La Cour des comptes tacle les privatisations d’ADP et de la Française des jeux” (Libération 15 mai 2019)

Tour d'Orly French Wikipedia. Auteur	Olivier2000Cette opération de privatisation pose franchement question : A quoi bon vendre si l’intégralité des sommes est vouée à dormir sur des comptes bancaires ?

A ce tarif-là, autant conserver un portefeuille d’actions pour l’état… dont les dividendes sont par ailleurs en hausse.

Consulter l’article de Libération: “La Cour des comptes tacle les privatisations d’ADP et de la Française des jeux”

Le contrôleur des comptes publics estime qu’il s’agit d’un processus «complexe et injustifiée» pour, au final, investir 250 millions d’euros par an dans des actions d’innovation.

“La Cour des comptes relève cependant que seuls 250 millions d’euros seront effectivement affectés à des investissements en matière d’innovation. En effet les 10 milliards récoltés à l’issue des privatisations sont stockés sur un compte en banque. Seuls les intérêts produits par cette somme pourront être utilisés. Les placements sans risque n’étant pas très rémunérateurs par les temps qui courent, les 10 milliards d’euros ne produiront que 250 millions d’intérêts par an.”

Politique : les maires se sentent « noyés » dans le Grand-Orly Seine Bièvre (Le Parisien 14/01)

Politique : les maires se sentent « noyés » dans le Grand-Orly Seine Bièvre (Le Parisien 14/01)

Alors que les critiques à l’encontre de EPT Grand-Orly Seine Bièvre sont assez nombreuses dans l’article suivant du Parisien vous trouverez ci-après quelques rappels:
C’est la loi NOTRe qui a forcé à un regroupement des intercommunalités prévu au 1er janvier 2016. Il n’était plus possible de rester en l’état et nous devions a minima doubler de taille par rapport aux Portes de l’Essonne.

 

Quitter le Grand Paris certes, mais pour aller où ?

 

Vers des territoires résidentiels sans bassins d’emplois? Vers des territoires encore plus pauvres que le nôtre? Vers des territoires présentant des niveaux d’endettement préoccupants?
L’analyse du potentiel financier par commune démontre l’intérêt d’aller vers un nord bien plus riche que nous, dont nous bénéficieront au maximum de toutes les politiques de péréquation, qui nous profitent déjà.
La ville d’Athis-Mons l’avait d’ailleurs bien compris, en votant favorablement et volontairement à ce rattachement en toute connaissance de cause fin 2015, ce qu’elle semble aujourd’hui oublier.
Cependant, le Maire d’Athis-Mons apparaissant déjà régulièrement débordée par la gestion de sa seule commune (cf. +400.000€ de dotations non prévues et annulation le 17 décembre de l’intégralité emprunts prévus en 2018 pour cause de non engagement des projets…), le fait qu’elle se sente “noyée” dans l’intercommunalité ne suscitera que peu d’étonnement.
La Métropole et le Grand Orly seront une chance mais ils requièrent une condition nécessaire : des élus qui savent nager.
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Le siège du Grand Orly Seine Bièvre dans le bâtiment Askia à Orly Grand Orly Seine Bièvre

La taille de l’établissement public territorial nuit à son bon fonctionnement, selon les maires essonniens qui en font partie.

Vingt-quatre communes pour un total de près de 700 000 habitants. Créé officiellement le 1er janvier 2016, en parallèle de la Métropole du Grand Paris (MGP), le Grand-Orly Seine Bièvre fait grincer des dents. Depuis plusieurs mois, les maires des communes de l’Essonne membres (*) de cet établissement public territorial (EPT) affichent volontiers leur découragement face au fonctionnement de cette énorme entité administrative.
En fin de semaine dernière, Eric Mehlhorn, maire (LR) de Savigny-sur-Orge, a même choisi d’évoquer le sujet lors de son discours des vœux à la population. « Le statut et les contraintes budgétaires propres aux intercommunalités ne permettent ni de dégager le haut niveau d’investissement dont notre territoire a besoin, ni d’assurer l’excellence des services du quotidien que sont en droit d’attendre nos administrés », a lancé l’élu.

La mise en place de la vidéoprotection retardée à Athis-Mons

« Il ne s’agit pas de torpiller ce qui existe mais 24 villes qui doivent se mettre d’accord, ce n’est pas aisé », souligne Pascal Noury, maire (DVG) de Morangis. « Les intérêts sont très différents entre des villes qui frôlent Evry et d’autres limitrophes de Paris, ajoute un collaborateur de Christine Rodier, maire (LR) d’Athis-Mons. On a parfois du mal à s’entendre. Les dossiers sont souvent renvoyés de réunion en réunion. A Athis-Mons, c’est le déploiement de la vidéoprotection qui en a souffert puisque les caméras auraient dû être installées il y a un an », poursuit-il.
Comme ses collègues des ex-Portes de l’Essonne, Jean-Marie Vilain, le maire (Les Centristes) de Viry milite pour un EPT autour du Grand Orly. « De Viry à Rungis mais pas au-delà, souhaite-t-il. Sa taille actuelle ne permet pas de travailler sereinement. Il faut que l’Etat décide une réorganisation territoriale mais on ne voit toujours rien venir », déplore Jean-Marie Vilain.

Un déficit de démocratie interne

Ce constat d’échec gagne également les rangs de certains élus d’opposition municipale. « Intégrer cet EPT n’a rien simplifié, fustige ainsi Jean-Marc Defrémont, opposant (EELV) à Savigny. Il existe aussi un déficit de démocratie interne. Dans notre ville, le maire a été élu avec 38 % des voix, mais sa majorité bénéficie de l’intégralité des sièges à l’intercommunalité. »
Mais il n’y a pas que des mauvais côtés. En 2018, 4 km de chaussée ont été rénovés à Savigny comme l’a rappelé le maire lors de ses vœux. Et c’est grâce au financement du Grand-Orly Seine Bièvre.

(*)Athis-Mons, Juvisy, Morangis, Paray, Savigny, Viry


















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Orly : un élu propose un centre de formation aux métiers aéroportuaires (Le Parisien 09/01)



Orly. La plate-forme aéroportuaire compte près de 30 000 salariés. LE PARISIEN

Conseiller municipal à Athis-Mons, Julien Dumaine regrette que le taux de chômage, notamment des jeunes, soit si élevé autour d’une plate-forme aéroportuaire appelée à se développer.

Julien Dumaine s’apprête à faire atterrir un nouveau dossier sur le bureau du Groupe ADP. Cet élu d’opposition d’Athis-Mons, également conseiller à la Métropole du Grand Paris et à l’EPT 12 Grand-Orly Seine Bièvre, va s’employer à défendre ce vendredi à la Maison de l’environnement et du développement durable de l’aéroport Paris-Orly un projet de centre de formation aux métiers aéroportuaires dans le Nord de l’Essonne.
Elaboré avec l’aide de Geneviève Delsol, retraitée d’Aéroports de Paris, le projet se base sur plusieurs données. L’offre d’emploi est la principale. « Avec près de 30 000 salariés sur la plate-forme aéroportuaire d’Orly, et alors que le monde aérien est en croissance exponentielle, il est anormal que le taux de chômage des villes riveraines soit exceptionnellement élevé, celui des jeunes dépasse les 25 % », souligne le porteur du projet. Autour d’Orly, le taux de chômage est pour la plupart des communes supérieur à 10 %. « L’aéroport d’Orly peut être une chance en termes d’emploi et de dynamisation du territoire, ce qui n’est pas le cas actuellement », regrette-t-il.

A Athis-Mons ou dans une commune limitrophe

Julien Dumaine est sûr de l’intérêt de l’implantation dans le Nord de l’Essonne, « à Athis-Mons ou dans une autre ville à proximité directe de l’aéroport », d’un centre réunissant l’ensemble des métiers de la plate-forme aéroportuaire. « A ce jour, Augustin de Romanet, président du groupe ADP, privilégie principalement la formation aux métiers aéroportuaires à proximité de l’aéroport Charles de Gaulle qui emploie plus de 80 000 personnes », explique-t-il.
Une localisation qui, selon lui, « rend difficile d’accès la préparation à ces métiers pour les habitants du Nord-Essonne ». Et ce, alors même que le groupe ADP est engagé sur le développement de la plate-forme d’Orly. « Il faut accompagner cet essor en formant aux métiers aéroportuaires les populations des villes riveraines, estime-t-il. Elles percevront ainsi la proximité de l’aéroport d’Orly comme une chance plutôt que comme un vecteur de nuisances, de pollution. »

Emploi des populations riveraines : une priorité pour ADP

Le groupe ADP ne souhaite pas communiquer à ce stade sur un projet qui lui sera véritablement présenté vendredi. Amélie Lummaux, directrice Environnement, RSE (responsabilité sociale des entreprises) et territoire du Groupe ADP, précise tout de même que « le développement de l’accès aux emplois sur les aéroports parisiens, en particulier pour les populations riveraines, est, depuis longtemps, une priorité figurant au cœur de nos préoccupations quotidiennes ».
Et d’ajouter : « Nous étudions en continu, et en partenariat avec les différentes parties prenantes, la mise en place de programmes de formation adaptés aux besoins des emplois actuels et futurs. »
Selon le dossier monté par Julien Dumaine, 42 % des salariés de la plate-forme d’Orly vivent en Essonne. « 730 salariés viendraient d’Athis-Mons, 100 à 300 de Paray-Vieille-Poste, Juvisy-sur-Orge, Chilly-Mazarin et Morangis. Et 300 à 500 de Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon. » 50 % des salariés de l’aéroport ont entre 26 et 45 ans, sels 7 % ont moins de 26 ans.