Essonne : les inondations évitées sur l’Orge grâce à des aménagements anti-crue (Le Parisien 31/12)

Les travaux d’aménagement menés depuis des années par le Syndicat de l’Orge ont porté leurs fruits durant l’épisode de crue de janvier 2018.

Le chantier aura duré quasiment un an et a été bouclé début décembre, juste avant un nouvel épisode de crue en Ile-de-FranceUn kilomètre de berges a été restauré à Athis-Mons pour un montant de 1,3 M€. C’est le dernier exemple en date du travail réalisé par les équipes du Syndicat de l’Orge pour limiter les effets des crues de l’Orge.

Ces travaux, menés sur le Coteau des vignes, s’inscrivent dans la continuité des actions déployées par ce syndicat depuis de nombreuses années. Et, si cette rivière qui serpente de Dourdan à Athis-Mons en passant par Arpajon, est restée relativement sage durant l’épisode de crue de janvier, ces aménagements n’y sont pas étrangers.
« Nous commençons à obtenir des résultats même s’il est difficile de mesurer précisément les incidences de ces aménagements sur les crues », résume Emmanuel Pranal, responsable rivière et paysage au Syndicat de l’Orge. « Ce qui est certain c’est que l’ensemble de ces chantiers permet aujourd’hui de disposer de surfaces d’expansion pour les eaux de l’Orge de plus en plus importantes, poursuit-il. Il s’agit là d’autant de zones tampons qui ralentissent les effets négatifs des inondations sur les zones habitées. »

Rétablir « un écoulement plus continu et diversifié de l’Orge »

En entretenant la végétation des berges et en débarrassant la rivière des arbres morts, les équipes du syndicat facilitent son écoulement. « Nos opérations de suppression des clapets, ces ouvrages hydrauliques anciens, rétablissent un écoulement plus continu et diversifié de l’Orge ce qui offre davantage de volume disponible pour laisser passer la crue », complète Emmanuel Pranal.
Des effacements de ces fameux clapets sont ainsi en projet à Saint-Germain-lès-Arpajon et Brétigny. Le syndicat a enfin en projet de rouvrir tous les tronçons où l’Orge et ses affluents sont contenus dans des buses, toujours dans un souci d’en faciliter l’écoulement. « Un travail en amont est aussi réalisé, complète le responsable rivière et paysage. Il s’agit de travailler sur la désimperméabilisation des sols, ceux des parkings par exemple, afin de limiter le ruissellement des eaux de pluie. »

Inondations : une digue menace à Draveil, des habitants évacués à Athis-Mons (Le Parisien 28/01)

Alors que la Seine doit atteindre son pic à Paris la nuit prochaine, en Essonne, Draveil, Corbeil-Essonnes, Vigneux-sur-Seine, Athis-Mons et Crosne sont les villes les plus touchées par les inondations de ces derniers jours.

« La Seine poursuit sa crue, son pic est attendu en milieu de journée ce dimanche, annonce la préfecture dans un communiqué. La hausse des niveaux est lente (0.5cm /heure) mais continue. »
Selon les services de l’Etat, il reste des points de vigilances, notamment sur les bords de Seine et dans les zones de confluence comme celle de l’Yerres où dans les zones inondées les niveaux montent lentement en fonction de celui de la Seine ou comme celle de l’Essonne qui pourra connaître de légers débordements, dans le centre-ville de Corbeil-Essonnes.
« Les zones inondées vont se maintenir et s’étendre en fonction de la hausse du niveau de la Seine, ajoute la préfecture. Il est recommandé d’être vigilant et de respecter les consignes de prudence. » Cinq villes du département sont principalement touchées. Tour d’horizon.
Athis-Mons, une vingtaine d’habitants d’une résidence du quartier de la Plaine-Basse ont été évacués samedi. Enedis devait couper l’électricité car le compteur principal n’était plus qu’à quelques centimètres au-dessus du niveau de l’eau. « On a préféré s’organiser en journée plutôt que de faire ça dans l’urgence la nuit », indique-t-on en mairie. Les habitants ont été aiguillés vers un gymnase de la ville. « Le problème c’est que la décrue va prendre du temps donc les situations vont s’éterniser un peu partout », commente François Durovray, le président (LR) du conseil départemental.
Crosne, dans l’allée Henri-Sueur, la moitié des quinze maisons ont été abandonnées par les habitants. Les autres ont des maisons sur pilotis. Mais si l’Yerres monte encore de trente centimètres la rue sera privée d’électricité aussi.
Draveil 500 foyers installés avenue de Paris, de Beaumont et rue Kruger sont sous surveillance étroite. Car la digue de la Fosse-aux-Carpes, fait face à une forte pression d’eau et quelques brèches pourraient apparaître. En sondant cette butte, l’Agence des espaces verts, a estimé qu’elle pourrait présenter une certaine fragilité. La préfecture de l’Essonne et la ville de Draveil ont été alertées dès vendredi soir. Samedi matin, les habitants ont été prévenus par des agents municipaux. « Nous leur avons demandé de ne pas dormir au rez-de-chaussée et de surélever tout ce qui pouvait l’être, ainsi que de garer leurs voitures ailleurs, a indiqué Georges Tron, le maire (LR) de la commune qui se veut rassurant. Mais c’est avant tout de la prévention, il n’y a rien qui laisse entendre qu’il y a un risque immédiat. »
Corbeil-Essonnes, dans la rue proche de la piscine et longeant la Seine, les maisons sont encore préservées, mais les habitants ne peuvent plus circuler sans des cuissardes.
Vigneux-sur-Seine, le principal problème se situe au niveau du lac de Montalbot où une canalisation d’eaux usées sature. Ce tronçon qui relie la vallée de l’Orge à Valenton (Val-de-Marne) déborde et pollue le lac, à raison d’1m3 d’eau sale par seconde.

Athis-Mons se prépare au pic de crue de la Seine (Le Parisien 25/01)

Un an et demi après les inondations de l’été 2016, les habitants des berges de Seine doivent faire face à une nouvelle montée des eaux. Quelques personnes âgées ont été évacuées. Des entreprises ont fermé.

Quai de l’Orge, à Athis-Mons, on ne se déplace plus sans ses bottes en caoutchouc. Un peu fébriles, souvent résignés, les habitants de ce quartier menacé par la montée des eaux de la Seine, attendue durant les prochains jours, se préparent à vivre une nouvelle galère.
« Je viens à peine de refaire les peintures chez moi, suite aux dégâts des inondations de juin 2016, témoigne un père de famille qui réside rue de la Plaine-Basse. On tente de barricader avec des sacs de sable. On a surélevé les meubles et l’électroménager qui se trouvent au sous-sol et on attend. »

Un peu plus loin, une passerelle en bois montée sur parpaings vient d’être installée à l’entrée de la résidence Les Rives d’Athis-Mons. « Là c’est encore sec mais on sait que demain ou samedi, on sera inondés », souffle une habitante. Un peu plus loin, c’est le sous-terrain de la gare RER, envahi par les eaux, qui a été fermé.
Gilet jaune sur le dos, Christine Rodier, maire (LR), patrouille avec ses équipes le long de ces berges désormais fermées à toute circulation automobile. « Les gens restent calmes, constate-t-elle. De notre côté, nous faisons le maximum pour anticiper le pic de crue qui se profile. »

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Athis-Mons, ce jeudi. Rue de la Plaine-Basse, des habitants tentent de se protéger de la montée des eaux comme ils le peuvent.LP/L.D.

Deux octogénaires évacués

Deux octogénaires résidants dans le secteur ont ainsi été évacués de leur domicile à titre préventif. Une décision prise par la cellule de crise de la ville activée dès lundi. « Ces personnes ont été identifiées grâce à notre service senior, précise le cabinet du maire. Elles éprouvent des difficultés à se déplacer seules et il est plus sage d’anticiper leur déplacement que d’agir dans l’urgence. »
Pour faire face à toutes les éventualités, le gymnase Argant a été réquisitionné. Cinquante lits y sont installés afin d’héberger des familles qui auraient à quitter leur domicile. En cas de coupure d’eau, les habitants pourront également y trouver des sanitaires et des douches.
Quai de l’Industrie, toutes les entreprises ont cessé leur activité depuis ce mercredi midi. Une décision prise par la ville après l’inondation totale de la chaussée par les eaux de la Seine. « Notre crainte pour les prochaines heures concerne le réseau d’assainissement, poursuit Christine Rodier. Le trop-plein d’eau va remonter sur les chaussées et dans les habitations. Cela peut représenter un vrai danger. »
Même si les eaux de la Seine sont attendues dans les prochaines 48 heures à des niveaux quasi-identiques à ceux des inondations de juin 2016, l’Orge, qui traverse la ville, se montre moins capricieuse. De quoi espérer une décrue plus rapide.
Athis-Mons : la préfecture bloque l’achèvement de la salle polyvalente (Le Parisien 09/03/2017)

Athis-Mons : la préfecture bloque l’achèvement de la salle polyvalente (Le Parisien 09/03/2017)

 
Athis-Mons, ce jeudi. La préfecture de l’Essonne a dénoncé le permis de construire de la salle polyvalente d’Athis-Mons, situé rue Vaillant, non loin du parc d’Avaucourt. (LP/L.D.)
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Incompréhension et agacement. » C’est en ces termes que Christine Rodier, maire (LR) d’Athis-Mons, a accueilli la récente décision de la préfecture de l’Essonne de rejeter le permis de construire de la nouvelle salle polyvalente de sa ville. Une décision que l’Etat explique par un non-respect du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI), alors que ce nouvel équipement — érigé sur un ancien site industriel — était quasi achevé puisque la municipalité y avait célébré ses vœux à la population le 12 janvier dernier.
« Depuis juillet 2015, les services de la ville travaillent de concert avec les services de l’Etat pour satisfaire aux exigences du PPRI, s’agace la maire. Ils ont effectué les aménagements demandés suite aux différentes réunions techniques et c’est seulement aujourd’hui que nous sommes informés. » Ses services doivent prochainement rencontrer la préfecture pour tenter de dénouer le dossier. « Tous les éléments sont réunis pour démontrer que les exigences du PPRI sont respectées », poursuit Christine Rodier, pointant au passage du doigt le rôle de ses « opposants politiques », qui avaient adressé en préfecture un courrier contre ce projet situé rue Vaillant.
« Il y a eu précipitation » pour l’opposition
 
Une allusion au groupe mené par le socialiste Patrice Sac, pas franchement supporteur de cette nouvelle réalisation. « Elle ne me semble pas prioritaire, confirme-t-il. Mais ce qui m’a le plus étonné, c’est la méthode. Il y a eu précipitation dans la mesure où les travaux ont été entamés sans attendre l’instruction du permis de construire. Celui-ci a été déposé fin juillet 2016 et les travaux ont démarré dès septembre. »
Un avis partagé par l’ex-adjoint au maire Julien Dumaine. Le frondeur, désormais à la tête de son propre groupe au conseil municipal, ne mâche pas ses mots sur ce dossier. « Le caprice de madame le Maire à vouloir à tout prix un bâtiment fonctionnel pour les vœux 2017 a conduit à traiter l’aspect réglementaire dans la précipitation », dénonce l’élu. Il critique aussi le financement de cette salle : « Aucune subvention n’a été perçue en dehors du fonds de soutien à l’investissement du département de l’Essonne de 475 000 €, souligne-t-il. Encore aurait-il fallu les demander dans les délais et fournir les pièces exigées. »
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Commentaire: J’ai aussi et surtout rappelé la nécessité de ce projet pour notre ville. Je précisais en outre ne pas nourrir de doute quant à la capacité des services de la ville à lever les observations émises par la préfecture mais je pointais du doigt les difficultés de financement de cette opération, avec l’absence de mobilisation de subventions importantes. Je publierai donc rapidement un article détaillant plus précisément nos positions sur le sujet.