Quand qualité de l’air rime avec groupe scolaire… (Athégien mai 2019)

L’association Respire vient de publier une carte scolaire de
la pollution de l’air en Ile-de-France. Celle-ci s’appuie sur les données
récoltées par Airparif pour analyser la qualité de l’air autour des 15.250
établissements de la région (publics et privés, de la crèche au lycée).

Les résultats de cette étude rejoignent les alertes
internationales lancées par l’UNICEF et sont préoccupants pour le Nord-Essonne.
Athis-Mons ne fait malheureusement pas exception, notamment concernant les
relevés de particules fines.

On le voit, au-delà des phénomènes environnementaux plus
globaux, les enjeux de la pollution au niveau local demeurent importants pour
la santé de nos enfants. La densification urbaine à outrance qui augmente
toujours le nombre de véhicules en circulation et réduit les zones vertes n’y
est sans doute pas étrangère.

Julien DUMAINE – Sydney FLEURY – Maryline GRESSY – Michel
BOURG – Julienne GEOFFROY – Kevin RAINHA – Benoit DESAVOYE

email : athis.espoir.liberte@gmail.com

site web :
http://www.julien-dumaine.com

De Viry à Athis-Mons, les maires planchent sur les rythmes scolaires (Le Parisien 15/12)

Les six communes essonniennes du Grand Orly Seine-Bièvre doivent se prononcer sur un éventuel retour à la semaine de quatre jours.

Les six villes essonniennes du Grand Orly Seine-Bièvre ont en commun d’avoir conservé le cycle de quatre jours et demi de classe par semaine pour cette année scolaire 2017-2018. Toutes sont également en réflexion pour un retour à la semaine de quatre jours dès la prochaine rentrée. Même si le dernier mot reviendra pourtant à la direction académique. Elle donnera son feu vert, ou non, à l’organisation de ce retour proposé par les communes qui doivent se prononcer avant le mois de mars.
A Juvisy-sur-Orge, la municipalité a considérablement avancé sur cette modification des rythmes scolaires. Car dès le mois de juin 2017, une consultation avait été lancée auprès des parents d’élèves. Ces derniers s’étaient prononcés à 75 % pour un retour aux quatre jours hebdomadaires, qui sera effectif dès la rentrée prochaine.
AViry-Châtillon, les parents d’élèves ont dit oui à 77 % à la semaine de quatre jours. La ville planche désormais sur les modifications à apporter les mercredis dans les centres de loisirs. Une réflexion doit aussi être menée avec les clubs sportifs qui vont devoir réaménager leurs créneaux horaires du mercredi en cas de validation des nouveaux rythmes scolaires.
A Savigny et Paray-Vieille-Poste, les parents ont aussi voté en faveur d’un changement des rythmes à plus de 65 %. « 50 % des parents de la commune, environ, se sont prononcés. La question sera à l’ordre du jour du conseil municipal du 18 décembre », précise Alain Védère, maire (SE) de Paray.
Du côté de Morangis, le dossier est actif depuis le mois d’octobre. La concertation s’est doublée de réunions organisées sur chacun des trois groupes scolaires de la ville. Trois scénarios ont été retenus et doivent être soumis au vote des parents d’élèves et enseignants en février. « Il faudra choisir entre un maintien en l’état de l’organisation de la semaine, un retour complet à quatre jours ou une solution intermédiaire pour laquelle les écoles primaires reviendront à quatre jours hebdomadaires tandis que les maternelles conserveront un rythme de 4,5 jours », indique le cabinet du maire de Morangis.
Enfin, à Athis-Mons, des consultations ont aussi été engagées avec les parents d’élèves. Une fois leur position connue, la ville soumettra au vote la question des rythmes scolaires au sein de chaque conseil d’école.

Athis-Mons : les enfants réfugiés de la Cité de l’Air privés d’école depuis un an (Le Parisien 21/11)

Des dizaines d’enfants de réfugiés sont dans l’attente d’une place dans les écoles de la commune. Si l’Etat a rappelé la municipalité à l’ordre, la maire estime qu’il « n’y a pas de places dans les écoles de la ville ».

Ils seraient une bonne cinquantaine à errer chaque jour dans les rues du quartier de la Cité de l’Air d’Athis-Mons. Cinquante filles et garçons âgés de 4 ans à 10 ans, enfants de réfugiés installés pour certains depuis plusieurs mois dans un bidonville, qui attendent une place à l’école.
De nombreuses associations sont montées au créneau pour dénoncer la situation. Parmi celles-ci, l’association juvisienne pour l’accueil des demandeurs d’asile et réfugiés (AJAR) qui a saisi les services de l’Etat sur la situation de ces enfants venus pour la plupart de Syrie. « Si le droit au logement est bafoué à la Cité de l’Air, un autre l’est aussi. Il s’agit de celui à l’éducation », fustige l’AJAR.
Alertée, la sous-préfecture de Palaiseau a adressé un courrier à la maire (LR) d’Athis-Mons Christine Rodier l’été dernier. Dans cette lettre, Chantal Castelnot, la sous-préfète – nommée depuis Préfète de l’Orne – s’appuie sur le Code de l’éducation pour rappeler que « le statut ou le mode d’habitat des familles installées sur le territoire de la commune ne peut être une cause de refus d’inscription d’un enfant soumis à l’obligation scolaire ».

« L’Etat n’a qu’à ouvrir des classes »

Jusqu’alors, l’élue avait justifié son refus en avançant que le lieu de résidence de ces enfants était voué à la démolition. Mais la sous-préfecture ajoute qu’un accueil, même provisoire, est obligatoire en école primaire même si la famille n’est pas en mesure de présenter tous les documents nécessaires lors de l’inscription. Contactée, la préfecture de l’Essonne a refusé de préciser si Christine Rodier s’exposait à des sanctions si elle restait sur ses positions.
« L’Etat n’a qu’à ouvrir des classes, répond cette dernière. Il n’est pas de mon ressort de le faire et il n’y a pas de places dans les écoles de la ville. Par ailleurs, le problème se présente aussi sur d’autres secteurs d’Athis-Mons où existent des squats », affirme Christine Rodier, qui évoque 182 enfants à scolariser sur sa commune.
« Nous sommes scandalisés que depuis plus d’un an rien ne soit fait et que l’obligation qui a été signifiée par l’Etat à Mme Rodier ne soit pas appliquée, critique Patrice Sac, élu d’opposition socialiste. Ce n’est pas forcément simple à gérer mais des solutions existent pour ces enfants qui subissent la situation et qui sont en capacité d’apprendre la langue française quelle que soit leur situation ensuite. »

Essonne : Manifestation pour la scolarisation des enfants de la cité de l’air à Athis-Mons (le Républicain 27/09)


Mercredi 27 septembre avait lieu un rassemblement du collectif de soutien aux familles de la Cité de l’air, d’Athis-Mons, menacées d’expulsion, devant la préfecture d’Evry. L’occasion de demander la non mise en place des évacuations et la scolarisation de près de 60 enfants.
Depuis trois ans, près de 150 personnes occupent des pavillons, vacants depuis plusieurs années, de la Cité de l’air à Athis-Mons; tout près de l’aéroport d’Orly. Mais depuis un jugement de novembre 2015, ces Syriens, Kurdes, Marocains ou Français sont menacés d’expulsion. « On les expulse, mais pour les mettre où ? Les dispositifs de relogement sont déjà saturés ! »s’offusque Simon, représentant de l’association Droit au logement, venu soutenir les familles ce mercredi 27 septembre.
De l’école pour les 60 enfants
A l’appel du collectif, des habitants de la Cité de l’air, 80 personnes, dont une majorité d’enfants, ont fait le déplacement pour se rassembler devant l’entrée de la préfecture où ils ont trouvé porte close. « L’école est un droit!». C’est par ce slogan que les familles de réfugiés, de demandeurs d’asile ou de sans papiers ont clamé la scolarisation de près de 60 enfants. « Ils veulent apprendre le français », déclare un manifestant. « Si l’Etat ne veut pas les scolariser et bien nous leur feront école », lance un militant avant d’improviser une leçon de classe pour les enfants, répétant en chœur l’alphabet.


source: https://www.le-republicain.fr/actualites-departementales/essonne-manifestation-scolarisation-enfants-de-cite-de-lair-a-athis-mons