A l’occasion de la réforme du Plan Local d’Urbanisme, le nouveau projet d’école est débattu. Le prévoir sur la RN7 n’est pas sans conséquences : la Mission Régionale d’Autorité Environnementale et le commissaire enquêteur formulent de sérieuses réserves à l’encontre du futur projet du fait de la pollution. Les réponses de la ville dans son mémoire sont irréalistes en affirmant que l’arrivée du tramway et des voitures électriques supprimeront très prochainement toutes les nuisances de la RN7 !
La municipalité, à l’image de leur consœur parisienne Anne Hidalgo, ne vit vraisemblablement pas dans le monde réel et nous rappelons qu’au vu du pouvoir d’achat en baisse des athégiens et essonniens, l’abandon des voitures thermiques n’est pas pour demain !
Si une école est nécessaire, l’obstination à vouloir la construire à cet endroit précis va obliger la ville à débourser des sommes colossales (+ de 18 millions d’après les estimations) ! Mais l’argent public est gratuit… n’est-ce pas ?
Au Conseil Municipal, Julien DUMAINE rappelle qu’il ne faut pas oublier qu’en matière d’inflation, c’est surtout le contribuable athégien qui a été mis à contribution ces dernières années, avec une augmentation de 15% du montant de la taxe foncière depuis le début du mandat et qui devrait s’établir à 19-20% en 2026 ! Il s’inquiète également de la politique d’embauche de la municipalité qui va s’adjoindre (encore) les services d’un nouveau directeur. Entre 2023 et 2024 il est attendu une augmentation d’1.3 million d’euros de masse salariale… Il relève par ailleurs les incohérences des chiffres présentés : une suppression de 25 postes (équivalent temps plein) ne générerait qu’une économie de 30.000€ à l’année, ce qui paraît mathématiquement impossible (à peine 2 SMIC annuels…)
Victimes de l’insécurité communale, les professeurs sont excédés. Une manifestation se tint devant la mairie afin de dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Le lycée Ader fut en effet témoin d’une violente agression aux portes de l’établissement, et un mouvement de grève traversa le collège Mozart en fin d’année.
La municipalité n’a pas manqué de réagir, sous l’angle immédiat et habituel du « manque de moyens ». Pourtant, les motifs exposés par les grévistes par écrit semblent s’éloigner des préoccupations socialistes : « remise en question constante par les élèves et leurs représentants légaux » ; être « bousculés ; insultés, filmés pendant les cours pour diffusion sur les réseaux » ou « témoins de violence verbale et physique au quotidien »…
Les Athégiens jugeront ainsi de la sévérité de la situation – au-delà des éléments de langage de la municipalité. Face à pareilles dérives – de la part d’enfants âgés de 10 à 14 ans -, la solution n’est plus une énième action de prévention, mais bien une restauration de l’autorité, à rebours du laxisme ambiant.
« Ce que nous appelons des « incivilités » au collège sont pour certaines des délits […]. Nous demandons plus de fermeté » concluent les professeurs, décidément bien plus lucides que nos élus municipaux… Nous leur souhaitons bien du courage, puisse l’année 2024 leur être meilleure, ainsi qu’à tous les Athégiens.
La communication municipale apparaît souvent en décalage avec la réalité vécue par les habitants. Le couperet est en effet tombé pour les Athégiens qui reçurent leur avis de taxe foncière. Ils eurent la mauvaise surprise de constater une hausse de 7% du montant global, liée à l’augmentation des bases (imposées au taux écrasant de 47.42%). La gestion dispendieuse de la municipalité, notamment sur le fonctionnement (embauches), ne présage rien de bon pour l’avenir. Pire, le faible investissement en début de mandat dans les travaux risque désormais de nous coûter plus cher sur le long terme, avec d’énormes opérations envisagées (école sur RN7 !) inéluctablement financées par l’emprunt dont les taux d’intérêts décollent.
Autre nouvelle édifiante, la réparation des bâtiments publics touchés par les dernières émeutes au Noyer Renard est estimée à 1.200.000€. En réaction, il est prévu que les assurances de la ville répercutent à l’avenir une hausse annuelle sur leurs cotisations de l’ordre de 40.000€, charge dont nous nous serions bien passés.
En parallèle, notre ville ne fait les gros titres que pour les faits divers : tags en arabe sur le centre administratif et la Déclaration des Droits de l’Homme, femme brulée au fer à repasser, déshabillée et ruée de coups sur la voie publique… Quelle tristesse de voir devant nous sombrer une ville disposant pourtant d’un véritable potentiel.
Lors de la rédaction de notre dernière tribune « Insécurité : parlons-en ! », nous étions loin d’imaginer que le sujet serait malheureusement aussi actuel et violent. En effet, Athis-Mons s’est tristement distinguée au cours des émeutes urbaines de juillet…
Les incendies de bâtiments et de transports publics financés par le contribuable se disputèrent à des scènes de pillage généralisé de magasins, de braquage de poids lourds et de destruction de biens privés.
En dépit de la situation, les socialistes qui gèrent notre commune n’ont pas jugé bon d’instaurer un couvre-feu ou de prendre une quelconque mesure pouvant apparaitre comme vaguement répressive. Ceci afin de préserver – pensent-ils – leurs bastions électoraux, d’où de bien timides condamnations par ailleurs.
Pourtant, leur solution fétiche consistant à déverser toujours plus d’argent public sur les quartiers aux frais du contribuable sans vouloir y régler réellement les problèmes semble aujourd’hui montrer ses limites.
Nous réaffirmons, sans ambigüité, que la lutte contre la délinquance doit figurer au premier plan des politiques publiques. Nous le devons en particulier à ceux qui résident dans lesdits quartiers et qui en subissent les nuisances quotidiennes. Qui paiera pour leurs véhicules incendiés, très souvent assurés au tiers faute de ressources ? A cette question douloureuse, la gauche est toujours silencieuse…
Le dernier bulletin municipal fut l’occasion pour le Maire de communiquer sur son bilan. Au-delà de la gestion dispendieuse des derniers publics et de la fiscalité confiscatoire – sur lesquelles nous revenons régulièrement -, il est tout à fait possible de concéder à l’équipe municipale quelques initiatives heureuses ici ou là. Néanmoins, leur bonne volonté trouve rapidement ses limites lorsqu’il s’agit d’endiguer le déclin de la ville. Sur ce plan, on assiste à une négation de la réalité comme sur la question de la délinquance. L’équipe municipale n’hésite pas à s’approprier le slogan « + de sécurité » qui serait « au cœur de [leurs] préoccupations ». Qu’en est-il réellement ?
Après une amélioration des chiffres en 2020-2021, largement liée au COVID (il était plus difficile d’agresser ou de cambrioler des gens confinés), les indicateurs repartent à la hausse avec 1652 crimes et délits enregistrés en 2022. Les vols, cambriolages, plaintes pour coups et blessures et vols de véhicules dépassent déjà leur niveau enregistré en 2019. Telle est la dure réalité de notre ville, tout comme son indéniable paupérisation : en 2012, 71.6% des foyers étaient imposables. Dix ans plus tard, ils ne sont plus que … 58%. La municipalité serait donc bien avisée de prendre garder à veiller aux intérêts et à la tranquillité de ses contribuables qui demeurent -encore – la majorité silencieuse.